Le Parlement européen et le Conseil ont conclu un accord provisoire pour transformer le cycle de vie des véhicules, de la conception à la mise au rebut, obligeant les fabricants à utiliser des matériaux recyclés.
Bruxelles, 12 décembre 2025 Les négociateurs européens ont finalisé un accord sur les nouvelles normes de circularité pour le secteur automobile. Le règlement vise l'ensemble du cycle de vie des véhicules, avec pour objectif de réduire les déchets et de récupérer des matériaux précieux parmi les quelque 6,5 millions de voitures qui arrivent en fin de vie chaque année en Europe.
En bref
Les nouveaux véhicules devront contenir au minimum 25 % de plastique recyclé dans un délai de dix ans.
Les fabricants seront financièrement responsables de la collecte et du traitement des voitures hors d'usage.
L'exportation de véhicules qui ne sont pas en état de fonctionnement vers des pays hors de l'UE sera interdite.
Selon le texte convenu, la conception des voitures devra être repensée pour permettre un démontage facile des pièces et composants. Les législateurs ont établi des objectifs obligatoires pour l'utilisation de plastique recyclé : 15 % dans un délai de six ans à compter de l'entrée en vigueur des règles et 25 % dans un délai de dix ans. Un quart de ce plastique recyclé devra provenir du circuit fermé, c'est-à-dire d'autres véhicules hors d'usage. De plus, la Commission évaluera la possibilité d'introduire des objectifs similaires pour le verre, l'aluminium et les matières premières critiques.
Un point majeur de la réforme est l'élargissement de la responsabilité du producteur (EPR). Trois ans après l'entrée en vigueur de la loi, les constructeurs automobiles devront couvrir les coûts de collecte et de traitement des véhicules arrivés en fin de cycle de vie. De plus, pour lutter contre l'exportation illégale de "rable" et la pollution dans les pays tiers, il a été décidé d'interdire l'exportation de véhicules qui ne possèdent pas un certificat valide d'inspection technique, mesure applicable après cinq ans.
Les co-rapporteurs Jens Gieseke et Paulius Saudargas ont souligné que ces mesures représentent des étapes importantes pour la sécurité des ressources et la protection de l'environnement. Ils ont précisé que les objectifs sont réalistes pour ne pas alourdir l'industrie et qu'il a été veillé à réduire la bureaucratie et à garantir une concurrence loyale.
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