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Siegfried Mureșan (PNL) est le choix de Nicușor Dan pour le poste de Premier ministre. Mureșan est chargé de former un nouveau gouvernement qui remplacera le cabinet Bolojan, renversé en mai avec les voix du PSD et de l’AUR.
Nicușor Dan a précisé qu’il publierait le décret au Journal officiel après que Mureșan aura accepté sa désignation. Le président affirme que Mureșan a demandé un délai de réflexion.
Pour être investi, Siegfried Mureșan doit recueillir le vote de la majorité absolue des députés et des sénateurs, ce qui signifie au minimum 233 votes favorables lors de la séance commune du Parlement roumain.
PSD (122 parlementaires - 86 députés et 36 sénateurs) déclare être prêt à assumer la direction du nouvel Exécutif. Conditions : pour accorder le vote de confiance, le PSD exige un programme solide fondé sur la protection sociale et la stabilité économique. En principe, les sociaux-démocrates affirment miser sur la formation d’une majorité claire autour de leur propre proposition (Sorin Grindeanu).
PNL (71 parlementaires - 49 députés et 22 sénateurs) conditionne son vote pour un Premier ministre à des critères clairs de performance et économiques, celui-ci devant assumer des mesures fermes de réduction des dépenses publiques et tenir compte des réalités budgétaires du pays. Les libéraux demandent que le Premier ministre soit une personne crédible et que les ministres proposés soient exclusivement des spécialistes compétents.
AUR (91 parlementaires - 63 députés et 28 sénateurs) affirme qu’il ne votera aucun gouvernement auquel il ne participera pas directement. Leur condition rédhibitoire est leur participation au pouvoir, excluant le soutien à un cabinet d’opposition.
USR (59 parlementaires 40 députés et 19 sénateurs) soutient l’idée de former successivement deux gouvernements minoritaires. L’USR affirme mettre l’accent sur de profondes réformes structurelles, la lutte contre la corruption et la dépolitisation des institutions publiques, refusant de donner un blanc-seing à une formule gouvernementale classique qui ne garantirait pas ces orientations.
UDMR (32 parlementaires - 22 députés et 10 sénateurs) déclare rester ouverte au dialogue pour la stabilité politique, mais conditionne tout soutien ou toute participation à la garantie de garanties claires dans le programme de gouvernement concernant les droits des minorités nationales et la décentralisation administrative.
POT, dirigé par Anamaria Gavrilă, a annoncé jeudi, après les consultations au palais Cotroceni, qu’il soutiendra au Parlement un gouvernement « technocratique » désigné par le président Nicușor Dan.
Le parti SOS, de Diana Șoșoacă, a refusé les consultations avec le président Nicușor Dan, au motif que la dirigeante du parti est à l’étranger et qu’elle seule peut conduire une délégation chargée de présenter la position de cette formation.
Le groupe parlementaire « Paix – La Roumanie d’abord » (PACE), structure politique du Parlement roumain formée par la séparation et la fusion de plusieurs parlementaires qui avaient initialement été élus sur les listes des partis souverainistes S.O.S. România, Partidul Oamenilor Tineri (POT) et AUR, affirme qu’il soutiendra tout gouvernement politique présentant un plan clair de redressement du pays. Le PACE affirme que le futur Premier ministre doit impérativement être un homme politique assumé, car une variante technocratique ne ferait que prolonger l’instabilité.
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