La Commission européenne a lancé une proposition pour centraliser la surveillance des plateformes de négociation transfrontalières et des fournisseurs de services d'actifs cryptographiques, afin de faciliter le flux de capitaux entre les 27 pays de l'UE. Cette initiative, qui vise à transférer la surveillance des autorités nationales à l'Autorité européenne des valeurs mobilières et des marchés (ESMA), a rencontré des réticences de la part de certains pays comme le Luxembourg et l'Irlande. Le ministre allemand Klingbeil a souligné que ce paquet contribuera à une Europe souveraine et dépassera les obstacles du marché unique.
Les ministres d'Allemagne, de France, d'Italie, de Pologne, d'Espagne et des Pays-Bas se réuniront pour discuter de l'avancement de l'union des marchés de capitaux. L'objectif est d'identifier où la centralisation apporte une valeur ajoutée et où elle génère des duplications inutiles. Les analystes avertissent que le manque d'intégration des marchés de capitaux limite les investissements et l'innovation dans l'UE. Les six ministres, représentant 95 % des marchés de capitaux de l'UE, souhaitent une position commune sur les propositions de la Commission d'ici mi-année, afin de pouvoir négocier avec le Parlement européen. La proposition inclut également la création d'un statut d'opérateur de marché paneuropéen et l'harmonisation des normes financières dans toute l'UE.
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