Le Parlement européen a voté en faveur de règles visant à réduire les retards et à améliorer l'utilisation du réseau ferroviaire de l'UE, grâce à une planification plus coordonnée de la capacité d'infrastructure, une surveillance européenne renforcée et des pénalités pour les gestionnaires d'infrastructure ou les opérateurs qui ne respectent pas les engagements concernant les itinéraires alloués.
Le Parlement européen a définitivement approuvé les nouvelles règles de l'UE pour la coordination de la capacité d'infrastructure ferroviaire transfrontalière, qui visent à accroître la fiabilité des trains, à réduire les retards aux frontières internes et à introduire des pénalités pour non-respect des engagements concernant les itinéraires ferroviaires alloués.
En bref 1. Le Parlement européen a voté mardi en faveur des règles concernant la coordination de la capacité d'infrastructure ferroviaire dans l'UE.
2. Les nouvelles normes visent à optimiser l'utilisation du réseau ferroviaire européen, à améliorer la coordination transfrontalière et à accroître la ponctualité et la fiabilité.
3. La planification de la capacité ferroviaire sera répartie en trois étapes : planification stratégique tous les cinq ans, programmation annuelle et adaptation.
4. Le réseau européen des gestionnaires d'infrastructure, ENIM, recevra des attributions plus fortes pour la coordination de la capacité et du trafic transfrontalier.
5. Les gestionnaires d'infrastructure ou les opérateurs ferroviaires qui ne respectent pas leurs engagements concernant les itinéraires alloués pourraient être sanctionnés par des pénalités allant de 1 à 8 euros/km, avec la possibilité d'un doublement en fonction de l'impact.
Le Parlement européen a voté mardi en faveur des nouvelles règles de l'UE destinées à renforcer la coordination de la capacité d'infrastructure ferroviaire transfrontalière. L'objectif est d'éviter les retards, d'utiliser plus efficacement le réseau ferroviaire européen et de promouvoir le transfert modal vers le transport ferroviaire.
Les nouvelles règles avaient déjà été confirmées par les gouvernements des États membres en avril. Elles définissent les conditions de planification et d'allocation de la capacité d'infrastructure ferroviaire dans l'UE et visent à optimiser l'utilisation du réseau ferroviaire, à améliorer la coordination transfrontalière et à accroître la ponctualité et la fiabilité des services.
Les règles établissent que la planification de la capacité d'infrastructure ferroviaire sera organisée en trois périodes : planification stratégique tous les cinq ans, programmation annuelle et adaptation. Cette structure vise à permettre une gestion plus prévisible de la capacité et une meilleure réaction aux modifications survenues dans l'utilisation du réseau.
Les gestionnaires d'infrastructure de chaque État membre resteront les principales institutions responsables de la planification et de la gestion de l'infrastructure ferroviaire et du trafic, ainsi que de l'allocation des itinéraires ferroviaires. Les nouvelles règles ne transfèrent pas cette responsabilité de base au niveau européen, mais augmentent la coordination entre les gestionnaires nationaux.
Le Parlement souligne que les travaux de maintenance non coordonnés et le manque de coopération entre différents gestionnaires d'infrastructure conduisent actuellement à des congestions et des retards aux frontières internes de l'UE. Pour répondre à ces problèmes, le réseau européen des gestionnaires d'infrastructure, ENIM, recevra des attributions plus fortes pour la coordination de la capacité et du trafic transfrontalier dans le cadre d'un cadre européen.
ENIM surveillera et comparera la performance des gestionnaires d'infrastructure ferroviaire, afin de s'assurer que leurs objectifs de performance sont compatibles avec les objectifs de l'UE, y compris l'objectif de transfert modal vers le rail.
Les eurodéputés ont également renforcé le rôle des entreprises ferroviaires dans les processus décisionnels liés à la capacité. Les opérateurs ferroviaires et les propriétaires de services liés au transport ferroviaire pourront contribuer plus directement aux décisions concernant la planification et la distribution de la capacité.
Ils pourront constituer une plateforme ferroviaire européenne, qui agira comme un organe consultatif pour ENIM. Cette mesure vise à mieux intégrer la perspective des opérateurs et des utilisateurs d'infrastructure dans les décisions concernant la capacité du réseau.
Les nouvelles règles introduisent des pénalités pour les gestionnaires d'infrastructure ou les opérateurs ferroviaires qui ne respectent pas leurs engagements concernant les itinéraires ferroviaires alloués, lorsque cela a un impact significatif sur le réseau. L'objectif est que les réseaux ferroviaires soient utilisés aussi complètement que possible et que les perturbations évitables soient découragées.
Le niveau de la pénalité devra être efficace, proportionnel, dissuasif et non discriminatoire. Le texte établit un intervalle entre 1 et 8 euros/km, avec la possibilité que la pénalité soit doublée en fonction de l'impact de la modification sur le réseau.
Les eurodéputés ont réussi à réduire le nombre d'exceptions permettant d'éviter les pénalités. Celles-ci seront limitées, entre autres, aux situations générées par des circonstances inévitables et urgentes ou aux décisions des États membres de modifier les droits de capacité ferroviaire en raison d'une situation de crise ou d'un risque grave pour l'ordre public ou la sécurité.
La rapporteuse du Parlement européen, Tilly Metz, des Verts, Luxembourg, a déclaré que les nouvelles règles garantiront une meilleure planification, utilisation et coordination de l'infrastructure ferroviaire dans l'UE. Elle a déclaré que celles-ci faciliteront le trafic ferroviaire transfrontalier et permettront la circulation de plus de trains sur le réseau, sans investissements majeurs.
« Les nouvelles règles garantiront une meilleure planification, utilisation et coordination de l'infrastructure ferroviaire dans l'UE. Elles faciliteront le trafic ferroviaire transfrontalier et permettront plus de trains sur le réseau, sans investissements majeurs. Nous apportons de bonnes nouvelles pour le secteur du fret qui fait actuellement face à d'énormes défis », a déclaré Tilly Metz.
Les nouvelles règles entreront en vigueur le jour suivant leur publication au Journal officiel de l'UE. Elles commenceront à s'appliquer le jour suivant leur entrée en vigueur, tandis que certaines dispositions deviendront applicables entre 2028 et 2031.
Les nouvelles règles font partie des efforts de l'UE pour améliorer l'utilisation de la capacité d'infrastructure ferroviaire dans l'espace ferroviaire unique européen. Elles visent à répondre aux problèmes qui surviennent principalement dans le trafic transfrontalier, où la planification non coordonnée, les travaux de maintenance et le manque de coopération entre les gestionnaires peuvent affecter la ponctualité et la fiabilité des services.
Le transport ferroviaire est important pour les objectifs de l'UE en matière de mobilité durable et de transfert modal du transport routier vers le rail. Une utilisation plus efficace de l'infrastructure existante peut permettre d'augmenter la capacité de transport sans investissements majeurs immédiats dans de nouveaux réseaux.
Les règles sont pertinentes tant pour le transport de passagers que pour le transport de marchandises. Le Parlement souligne en particulier l'effet potentiel sur le secteur des marchandises, qui fait face à des difficultés significatives et pour lequel une meilleure coordination de la capacité peut réduire les blocages et les retards sur les itinéraires transfrontaliers.
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