La Commission européenne a présenté le projet Future Circular Collider comme l'un des investissements qui pourrait définir la position de l'Europe en science, technologie et compétitivité pour les décennies à venir. Le commissaire Valdis Dombrovskis a déclaré, à Helsinki, que l'Europe doit mieux transformer la recherche fondamentale en technologies commerciales, à un moment où les États-Unis dominent dans plusieurs technologies avancées, tandis que la Chine rattrape ou prend les devants dans de nouveaux secteurs de croissance.
En résumé
Le Future Circular Collider est conçu comme un tunnel de 91 kilomètres, à une profondeur moyenne de 200 mètres, et devrait dépasser les limites des actuels accélérateurs de particules. La Commission européenne soutient que le projet peut soutenir l'autonomie stratégique de l'Europe dans les technologies avancées et peut ancrer la position du continent dans la physique des particules au cours du XXIe siècle. Dombrovskis a lié les investissements dans le CERN à l'agenda de compétitivité de l'Union européenne, en particulier à la nécessité de transformer les idées scientifiques en produits, applications médicales et solutions industrielles. La Commission a proposé, pour le budget européen 2028-2034, de doubler le programme-cadre pour la recherche et l'innovation à 175 milliards d'euros. Le nouveau Horizon Europe devrait financer des projets de type "moonshot", y compris des investissements dans le Future Circular Collider, aux côtés des autres pays participants au CERN.
Dombrovskis a déclaré que le CERN montre ce que l'Europe peut faire lorsque les États et les institutions travaillent à long terme autour d'une mission commune. Il a décrit l'organisation comme un exemple de coopération européenne capable de produire des infrastructures scientifiques, de l'innovation industrielle et de former des spécialistes.
"Le CERN montre comment l'Europe peut livrer des ambitions lorsque elle se réunit autour d'une mission commune", a déclaré le commissaire, selon le discours prononcé lors de la douzième édition de la conférence Future Circular Collider. Dans cette même intervention, Dombrovskis a affirmé que l'Europe a des chercheurs, des entrepreneurs et des idées, mais ne capitalise pas suffisamment sur le moment où ces idées doivent être transformées en technologies commercialisables.
Le commissaire a présenté ce problème comme faisant partie d'un fossé d'innovation qui affecte la compétitivité européenne. Selon lui, l'Union européenne est restée à la traîne des États-Unis dans les technologies avancées, tandis que la Chine a rattrapé dans de nombreux secteurs et gagne la course pour la position de leader dans certains nouveaux domaines de croissance.
Dans ce contexte, le Future Circular Collider est décrit par la Commission comme une infrastructure de recherche qui dépasse la physique fondamentale. Dombrovskis a déclaré que le projet pourrait renforcer l'autonomie stratégique de l'Europe dans les technologies critiques avancées et enverrait "le signal le plus fort possible" aux partenaires et concurrents mondiaux que l'Europe a l'intention de rester à la pointe scientifique.
Le projet discuté à Helsinki prévoit un tunnel de 91 kilomètres, à une profondeur moyenne de 200 mètres. Selon le discours, l'accélérateur permettrait des recherches qui dépassent la capacité des actuelles collisions de particules et pourrait soutenir des décennies d'activité scientifique, consolidant le rôle de l'Europe dans la physique des particules au XXIe siècle et au-delà.
Dombrovskis a également insisté sur les effets économiques de la recherche de pointe. Il a déclaré que le CERN génère des effets d'entraînement pour l'industrie, crée des réseaux de formation pour des travailleurs hautement qualifiés et maintient le leadership technologique en Europe, y compris grâce à des technologies qui ont contribué au développement des écrans tactiles et de certains outils utilisés dans le traitement du cancer.
La coopération entre le Centre commun de recherche de la Commission européenne et le CERN couvre trois domaines directement liés aux priorités stratégiques de l'Union européenne : applications nucléaires pour la santé, Big Data et transfert technologique. Dans le domaine de la médecine nucléaire, Dombrovskis a déclaré que les travaux communs contribuent à de nouveaux traitements contre le cancer, soutiennent la Mission de l'UE sur le cancer et renforcent la souveraineté européenne dans le domaine des isotopes médicaux.
"La coopération fait exactement ce que demande notre agenda de compétitivité : elle crée un pont entre la recherche fondamentale et l'application industrielle et déplace les découvertes du laboratoire vers le marché", a déclaré le commissaire. Cette affirmation place le projet CERN dans un débat plus large sur la manière dont l'Union européenne peut obtenir un rendement économique, industriel et technologique de ses investissements publics dans la recherche.
Le discours a également inclus une référence au futur budget européen. Dombrovskis a déclaré que le soutien à des projets de ce type est inclus dans la proposition de la Commission pour le prochain cadre financier pluriannuel, et que le programme de recherche et d'innovation devrait être doublé à 175 milliards d'euros pour la période 2028-2034.
Le nouveau Horizon Europe devrait financer des solutions pour des défis économiques et sociaux, allant de l'intelligence artificielle utilisée en médecine à des satellites pour l'agriculture et des technologies plus propres pour le transport, le logement et le travail. La Commission souhaite que le programme soutienne également des projets de type "moonshot", conçus pour positionner l'Europe comme un leader mondial dans des domaines stratégiques.
Dombrovskis a mentionné le Future Circular Collider parmi ces projets, aux côtés des autres pays participants au CERN. Il a déclaré que transformer cette vision en réalité nécessitera un engagement soutenu de la part des institutions européennes, des États membres, de l'industrie et de la communauté scientifique.
L'intervention a également mis l'accent sur la compétition mondiale pour les talents. Selon le commissaire, des institutions de l'envergure du CERN rendent l'Europe plus attractive pour les chercheurs et peuvent inspirer la prochaine génération de scientifiques à y faire carrière.
Enfin, Dombrovskis a déclaré que le Future Circular Collider pourrait devenir l'un des projets qui montre ce que l'Europe choisit d'être à long terme. "Je crois que l'Europe peut et doit continuer à diriger. Et le Future Circular Collider peut offrir une autre opportunité de le faire", a déclaré le commissaire.
Dernières actualités
20:16
20:00
19:50
19:50
19:46
Voir plus d’actualités