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il y a 6 heures

ECFR demande à l'Europe de préparer des sanctions anticorruption pour la période après l'administration Trump

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10 août 2026, 15:00
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Europe devrait conserver des informations sur les transactions controversées conclues sous l'administration Trump, refuser le financement d'accords suspects et renforcer ses propres régimes de sanctions anticorruption, soutiennent deux auteurs du European Council on Foreign Relations. Ils proposent qu'une future administration américaine puisse rapidement utiliser des sanctions contre des personnes et des entités étrangères impliquées dans de telles transactions.


Les gouvernements européens devraient commencer dès maintenant, sous l'administration américaine actuelle, à documenter les transactions externes qui pourraient soulever des problèmes de corruption et à préparer la possibilité de sanctions coordonnées avec les États-Unis après le départ de Donald Trump de la Maison Blanche, soutiennent deux auteurs du European Council on Foreign Relations. Sarah McCool et Jim O’Brien proposent également de renforcer les régimes européens de sanctions anticorruption et d'examiner comment des organismes tels qu'OLAF et le Parquet européen pourraient coopérer avec les autorités américaines dans un tel scénario.


En résumé


1. Les auteurs proposent que la prochaine administration américaine soit prête dès le premier jour à utiliser des sanctions anticorruption contre des personnes et des institutions en dehors des États-Unis impliquées dans des transactions considérées comme corrompues.


2. Les Européens pourraient commencer dès maintenant à conserver des informations sur de telles transactions, à refuser leur financement lorsque des intérêts européens sont impliqués et à renforcer leurs propres régimes de sanctions.


3. L'analyse identifie comme zones pertinentes le Caucase du Sud, les Balkans occidentaux, Gaza, la Russie et l'Ukraine, où les accords commerciaux et les droits sur les terres, l'infrastructure ou les ressources peuvent influencer ultérieurement les options politiques.


4. Les auteurs estiment que les enquêtes des journalistes, de la société civile, des gouvernements européens et du Congrès américain pourraient fournir des informations pour d'éventuelles décisions de sanction.


5. Dans le cas de l'UE, l'analyse propose d'examiner une coopération entre les instruments européens concernant l'état de droit, des organismes tels qu'OLAF et le Parquet européen et les autorités américaines responsables des sanctions, sans soutenir qu'une telle coopération a déjà été décidée.


La proposition est formulée dans un commentaire publié le 10 août par le European Council on Foreign Relations et signé par Sarah McCool, ancienne assistante spéciale, et Jim O’Brien, Distinguished Visiting Fellow de l'organisation. L'ECFR précise que ses publications expriment les opinions des auteurs et ne représentent pas les positions collectives de l'organisation.


Les deux auteurs partent de l'affirmation que plusieurs initiatives de politique étrangère de l'administration Trump ont créé ou peuvent créer des avantages financiers pour des personnes proches des responsables américains. Ils soutiennent que certains de ces arrangements peuvent produire des effets qui continueront après la fin de l'administration actuelle et peuvent limiter la liberté d'action d'un futur gouvernement américain.


Ces affirmations représentent l'évaluation des auteurs de l'ECFR. Le matériel ne présente pas de conclusions judiciaires établissant que les transactions décrites ont été considérées comme des actes de corruption et précise que chaque exemple de relation privilégiée ou de transaction avec des personnes proches de l'administration ne pourra pas être démontré comme étant corrompu.


Un des domaines évoqués est Gaza. Les auteurs estiment que l'octroi de droits sur des terres ou d'autres actifs à des personnes proches de l'administration actuelle pourrait influencer qui contrôlera des propriétés et des ressources et pourrait restreindre les options d'une administration américaine qui souhaiterait par la suite une plus grande implication des Palestiniens dans l'administration du territoire.


L'analyse étend cette préoccupation à des accords concernant des minéraux, des infrastructures et des investissements dans d'autres régions. Le Caucase du Sud, les Balkans occidentaux, l'Ukraine, la Russie et l'est de la République Démocratique du Congo sont mentionnés parmi les zones où les droits économiques accordés actuellement pourraient créer des acteurs avec des intérêts forts contre de futurs changements de politique.


Les auteurs proposent qu'une administration américaine qui succédera à Trump considère les sanctions anticorruption comme un outil immédiatement disponible. La base juridique indiquée est le régime américain Global Magnitsky et les ordres exécutifs qui y sont associés.


Ces outils permettent de sanctionner certaines personnes étrangères impliquées dans la corruption, y compris en restreignant l'accès aux États-Unis et au système financier américain. L'analyse se concentre sur des personnes et des institutions qui ne sont pas américaines car les mécanismes décrits ne peuvent pas être utilisés de la même manière contre des citoyens américains.


Les auteurs estiment que cette limitation est pertinente pour les situations où une transaction implique simultanément des bénéficiaires américains et des partenaires étrangers. Même si les sanctions ne s'appliquaient pas au bénéficiaire américain, elles pourraient affecter les entreprises, institutions ou personnes étrangères qui ont participé à la transaction.


Un tel mécanisme pourrait bloquer l'accès du partenaire étranger au système financier américain et pourrait créer des incitations à fournir des informations sur la manière dont la transaction a été négociée.


Le matériel argumente que les sanctions auraient un avantage supplémentaire par rapport aux procédures pénales internes : elles ne sont pas affectées par le pouvoir présidentiel de grâce. Les auteurs anticipent la possibilité que des personnes proches de l'administration actuelle bénéficient de grâces avant la fin de leur mandat et estiment que cela pourrait compliquer d'éventuelles enquêtes pénales ultérieures.


Cette situation n'est pas présentée comme un fait déjà produit. C'est l'un des scénarios que les auteurs utilisent pour expliquer pourquoi une future administration pourrait considérer les sanctions comme un outil disponible même lorsque les procédures pénales sont difficiles ou contestées.


L'application des sanctions nécessiterait une base factuelle suffisante. Les auteurs proposent que le processus de préparation de cette base commence avant le changement d'administration.


Les gouvernements européens pourraient contribuer en conservant des informations sur les transactions impliquant des entreprises, institutions ou financements européens. Les journalistes et les organisations de la société civile pourraient documenter les relations entre les participants, les bénéficiaires économiques et la manière dont des contrats, concessions ou droits sur des ressources ont été accordés.


Le Congrès américain est identifié comme une autre source possible d'enquêtes. Les auteurs mentionnent en particulier le scénario dans lequel les démocrates obtiendraient le contrôle de l'une des chambres après les élections de mi-mandat de 2026.


Cette évolution est présentée comme une hypothèse politique, non comme un résultat connu. Dans un tel scénario, les commissions du Congrès pourraient mener des enquêtes qui produiraient des documents et des témoignages utiles à une future administration.


Les auteurs proposent également une action plus immédiate de la part des dirigeants européens. Ceux-ci pourraient déclarer publiquement qu'ils s'attendent à ce que la future administration américaine se distancie des transactions par lesquelles des personnes proches des responsables obtiennent des avantages économiques.


Une telle communication viserait à influencer le comportement des partenaires potentiels de l'administration Trump. L'argument des auteurs est que la possibilité de sanctions ultérieures peut modifier le calcul d'une personne ou d'une entreprise étrangère avant qu'elle n'accepte une transaction.


Cette capacité de dissuasion dépend cependant de la crédibilité de la menace. Si les acteurs externes estiment qu'il est peu probable qu'une future administration revoie les accords ou applique des sanctions, l'effet préventif serait réduit.


Pour cette raison, l'analyse recommande que la discussion sur les sanctions commence avant le changement d'administration et soit soutenue tant aux États-Unis qu'en Europe.


En même temps, les auteurs reconnaissent les limites de l'outil. Les sanctions ne représentent pas une solution complète pour toutes les situations et peuvent être inappropriées dans certains cas.


Établir la corruption peut être difficile lorsque les transactions sont présentées comme des décisions commerciales ou des accords légitimes entre États et entreprises. La relation d'une personne avec un responsable politique n'est pas suffisante, en soi, pour démontrer l'existence d'un acte de corruption.


L'analyse donne comme exemple une présumée pression exercée sur les autorités du Kazakhstan pour accorder une concession minière à une certaine entreprise américaine associée, selon les auteurs, à des personnes proches politiquement de l'administration Trump.


Les auteurs soutiennent que l'administration américaine analyse en même temps le financement du développement et de l'exportation des minéraux. Ils estiment que les circonstances justifient un examen de la manière dont l'entreprise a été sélectionnée.


Ces affirmations ne sont pas présentées dans le matériel comme des conclusions d'un tribunal ou d'une enquête officielle ayant établi l'existence de corruption.


Un autre exemple donné est la Bosnie-Herzégovine, où les auteurs affirment que les États-Unis ont soutenu l'octroi d'une concession pour un gazoduc à une entreprise américaine nouvellement créée.


Le matériel décrit les fondateurs de l'entreprise comme des personnes sans expérience pertinente dans le domaine et mentionne des liens politiques avec l'administration américaine. Les auteurs soutiennent que Washington aurait exercé des pressions pour l'octroi de la concession et pour le départ d'un responsable international qui s'opposait au projet.


Dans ce cas également, l'ECFR utilise l'exemple pour argumenter la nécessité d'examiner les transactions, sans présenter une constatation judiciaire selon laquelle les personnes impliquées ont commis des actes de corruption.


Les droits sur les minéraux occupent une place importante dans l'analyse des auteurs. Ils soutiennent que l'administration actuelle cherche à accorder de tels droits à des partenaires privilégiés dans des régions comme l'Asie centrale, l'Ukraine et l'est du Congo.


La question soulevée est l'effet à long terme des concessions. Une entreprise qui obtient des droits pour plusieurs années peut devenir un acteur pertinent pour tout gouvernement qui tente par la suite de changer la politique économique, de sécurité ou de reconstruction.


Le même argument est appliqué aux infrastructures et aux routes commerciales. Les auteurs mentionnent la possibilité que des personnes associées à l'administration actuelle obtiennent le contrôle d'actifs qui resteront importants après le changement de pouvoir politique.


Ils estiment que la documentation des propriétaires, des conditions contractuelles et du processus par lequel de tels droits ont été attribués permettrait à un futur gouvernement de distinguer entre les accords commerciaux légitimes et les cas qui justifient un examen anticorruption.


Le matériel mentionne également le Venezuela, où les auteurs anticipent qu'une éventuelle transition démocratique pourrait rencontrer des difficultés liées aux entreprises associées à l'administration américaine actuelle et à leurs relations avec des personnes restées dans les structures du régime de Nicolás Maduro.


Ce scénario est explicitement prospectif. L'ECFR n'affirme pas qu'une transition démocratique au Venezuela a eu lieu et ne dit pas que toutes les entreprises décrites seraient impliquées dans des activités illégales.


L'analyse cite également des relations commerciales impliquant des affaires détenues par Trump. Les auteurs mentionnent un investissement de 500 millions de dollars provenant d'un fonds contrôlé par un membre de la famille dirigeante des Émirats Arabes Unis et affirment qu'après quelques semaines suivant la transaction, les Émirats ont reçu une dérogation pour l'achat de puces avancées.


Un autre exemple concerne l'investissement de 50 millions de dollars d'un homme d'affaires chinois dans une entreprise crypto détenue par Trump et la résolution ultérieure de ses problèmes pénaux aux États-Unis par une intervention présidentielle.


Le matériel utilise la succession de ces événements pour argumenter la nécessité d'examiner les liens entre les décisions publiques et les transactions privées. Cependant, il ne présente pas dans le texte une décision judiciaire selon laquelle les transactions respectives auraient été déclarées des actes de corruption.


Dans la perspective d'un éventuel changement à Washington, les auteurs estiment que les sanctions devraient pouvoir être appliquées rapidement, mais qu'elles devraient rester soumises à révision au fur et à mesure que de nouvelles informations apparaissent.


Une telle approche permettrait à une nouvelle administration d'adopter des mesures initiales et de les modifier ultérieurement lorsque les institutions américaines auront finalisé leurs enquêtes.


L'analyse accorde à l'Europe un rôle tant avant qu'après un changement d'administration. Les gouvernements européens pourraient conserver des documents et des informations sur des transactions pertinentes et pourraient éviter de participer financièrement à des accords qu'ils considèrent comme insuffisamment transparents.


Les auteurs indiquent explicitement le Caucase du Sud, les Balkans occidentaux, Gaza, la Russie et l'Ukraine parmi les régions où les intérêts européens peuvent être affectés par de telles transactions.


Europe pourrait également renforcer ses propres régimes anticorruption. Certains États européens ont déjà des mécanismes nationaux de sanction dans ce domaine, et les auteurs recommandent que davantage de pays envisagent d'adopter de tels outils.


Pour l'Union européenne, l'analyse propose d'examiner comment les initiatives concernant l'état de droit et ses organismes d'enquête pourraient soutenir une future coopération avec les autorités américaines de sanctions.


OLAF et le Parquet européen sont mentionnés explicitement. Les auteurs ne proposent pas de transférer les compétences de sanction à ces organismes et n'affirment pas qu'ils préparent actuellement de telles opérations.


OLAF mène des enquêtes administratives sur les fraudes et autres irrégularités qui affectent les intérêts financiers de l'UE. Le Parquet européen mène des enquêtes et des poursuites pénales pour des infractions qui affectent le budget de l'Union dans les États participants.


Le rôle possible suggéré par l'analyse concerne la capacité d'enquête et l'échange d'informations dans les situations où les faits relèvent des compétences des institutions européennes.


Les auteurs proposent également de relancer la coordination entre l'Union européenne et les États-Unis dans les programmes destinés à réformer les achats publics. De tels programmes pourraient réduire les vulnérabilités qui permettent l'octroi non transparent de contrats et de concessions.


Une politique européenne de sanctions aurait des effets supplémentaires lorsqu'elle est coordonnée avec les mesures américaines. Une personne ou une institution étrangère sanctionnée simultanément par les États-Unis, l'UE et le Royaume-Uni pourrait perdre l'accès à une partie beaucoup plus importante du système financier et commercial international.


Le matériel n'affirme pas que l'UE ou le Royaume-Uni ont décidé de participer aux futures sanctions américaines contre les personnes décrites. C'est la recommandation formulée par les auteurs pour un scénario politique ultérieur.


La coordination impliquerait également des différences juridiques entre les juridictions. Chaque régime de sanctions a ses propres critères, procédures de désignation et possibilités de contestation, de sorte que l'existence d'une mesure américaine ne conduit pas automatiquement à l'application de la même mesure dans l'UE.


Les auteurs reconnaissent qu'une application rapide des sanctions peut générer des difficultés diplomatiques. Les personnes visées peuvent être importantes pour d'autres objectifs d'une future administration, et leurs gouvernements peuvent contester publiquement les sanctions.


Une administration qui décide de retarder la sanction d'une personne pour protéger une autre relation diplomatique peut être accusée de double standard. L'application généralisée, en revanche, peut affecter les négociations dans des domaines sans lien direct avec la corruption.


Le matériel soutient que ces dilemmes doivent être analysés avant qu'une nouvelle administration ne prenne le pouvoir. La recommandation est de préparer les outils et les informations nécessaires, et non d'appliquer automatiquement les sanctions dans chaque cas mentionné.


Les auteurs estiment que l'avantage des sanctions est la flexibilité. Une désignation peut être introduite rapidement lorsqu'il existe une base suffisante et peut ensuite être modifiée ou levée si de nouvelles informations apparaissent.


Cette flexibilité est présentée comme utile dans une période de transition politique, lorsque une nouvelle administration pourrait essayer de changer rapidement les politiques étrangères de son prédécesseur.


L'objectif proposé est d'empêcher des personnes ou des institutions d'utiliser les droits économiques obtenus sous l'administration actuelle pour bloquer ultérieurement des changements concernant la reconstruction, la gouvernance, l'infrastructure ou la gestion des ressources.


Le European Council on Foreign Relations a publié l'analyse le 10 août 2026 sous la forme d'un commentaire. Le document ne représente pas une décision de l'Union européenne, d'un gouvernement européen ou de l'administration américaine.


Les propositions concernant les sanctions pour la période post-Trump sont des recommandations des auteurs Sarah McCool et Jim O’Brien. L'ECFR précise que l'organisation n'adopte pas de positions collectives par ses publications.


Plusieurs exemples présentés dans l'analyse contiennent des affirmations concernant des liens entre des décisions de politique étrangère, des entreprises et des personnes proches de l'administration Trump. Le matériel reconnaît également que tous les exemples de transactions entre initiés ne pourront pas être démontrés comme étant de la corruption.


La proposition centrale est que l'Europe utilise les prochaines années pour documenter, protéger les informations, renforcer ses propres outils et préparer une éventuelle coordination transatlantique, afin qu'une future administration américaine dispose d'informations et d'options de sanction immédiatement après la prise de fonction.

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