Les aliments et les boissons non alcoolisées, le logement avec l'énergie et l'eau et le transport ont représenté ensemble 46 % des dépenses de consommation des ménages en janvier 2026. Par rapport à l'année précédente, les Européens ont alloué une part plus importante aux loisirs, au sport et à la culture, aux restaurants et à l'hébergement, tandis que la part du transport et des communications a diminué.
Près de la moitié des dépenses de consommation des ménages de l'Union européenne sont concentrées dans trois besoins fondamentaux : aliments et boissons non alcoolisées, logement avec l'eau et l'énergie et transport. Ces trois catégories ont représenté ensemble 46 % du total en janvier 2026, selon Eurostat. La structure des budgets a changé par rapport au début de l'année précédente, avec une augmentation plus visible de la part des dépenses pour les loisirs, le sport et la culture et une réduction de la part du transport.
En résumé
Les aliments et les boissons non alcoolisées, le logement, l'eau et l'énergie et le transport ont représenté ensemble 46 % des dépenses de consommation des ménages de l'UE en janvier 2026.
La plus forte augmentation par rapport à janvier 2025 a été pour les loisirs, le sport et la culture, dont la part dans le budget a augmenté de 1,2 point de pourcentage.
Les restaurants et les services d'hébergement ont augmenté de 0,3 point de pourcentage, et l'éducation de 0,1 point.
La part du transport dans les dépenses des ménages a diminué de 0,4 point de pourcentage, et celle pour l'information et les communications de 0,3 point.
Eurostat montre que toutes les trois grandes catégories qui dominent le budget des ménages ont enregistré des augmentations importantes des prix dans au moins une des dernières années.
Les aliments et les boissons non alcoolisées représentent la plus grande catégorie individuelle dans la structure présentée par Eurostat pour janvier 2026, suivis de près par le logement, l'eau et l'énergie et le transport. Ensemble, ces trois composants consomment 46 euros de chaque 100 euros inclus dans les dépenses de consommation des ménages européens. Le reste du budget est réparti entre les restaurants et l'hébergement, les loisirs et la culture, les services personnels et la protection sociale, la santé, l'entretien du logement, les vêtements, les communications, les services financiers et l'éducation.
La part élevée de ces trois catégories de base est importante aussi pour la manière dont l'inflation atteint les budgets des ménages. Eurostat montre que les aliments, le logement et l'énergie et le transport ont chacun enregistré des augmentations substantielles des prix dans au moins une des dernières années. Une forte augmentation dans une catégorie qui occupe une grande part du budget produit un effet plus visible sur les dépenses totales d'un ménage qu'une augmentation comparable dans une catégorie avec une part réduite.
La structure du budget a changé entre janvier 2025 et janvier 2026, mais les changements n'ont pas tous été dans la même direction. La plus forte augmentation a été enregistrée dans les loisirs, le sport et la culture, dont la part a augmenté de 1,2 point de pourcentage en une seule année. Les restaurants et les services d'hébergement ont gagné 0,3 point, et l'éducation 0,1 point de pourcentage.
Le transport a connu la plus grande réduction de la part dans le budget, avec 0,4 point de pourcentage, même s'il reste l'une des trois grandes catégories de consommation. Les dépenses pour l'information et les communications ont diminué en part de 0,3 point de pourcentage. Ces variations décrivent la distribution relative du budget et ne signifient pas automatiquement que les ménages ont dépensé en valeur absolue moins d'argent pour chacune des catégories dont la part a diminué.
L'évolution du transport vient après de fortes fluctuations des prix ces dernières années. En 2022, le transport faisait partie des catégories ayant connu les plus fortes augmentations de prix dans l'UE, après quoi le rythme des hausses est tombé en dessous de la moyenne générale dans les années suivantes. En revanche, d'autres catégories qui avaient connu des augmentations plus modérées en 2022 ont continué à enregistrer des hausses au-dessus de la moyenne dans la période suivante.
L'inflation générale dans l'UE a été de 2,5 % en 2025, bien en dessous du niveau de 9,2 % enregistré en 2022. Les hausses de prix n'ont cependant pas été réparties uniformément : les services d'assurance et financiers ont connu en 2025 la plus forte augmentation parmi les 13 grandes catégories suivies par Eurostat, de 5,3 %, tandis que les prix pour l'information et les communications ont diminué de 1,7 %. Les différences entre les catégories influencent progressivement aussi la part qu'elles occupent dans le budget total des ménages.
Les coûts du logement présentent également l'une des plus grandes variations entre les États membres. Les données sur les niveaux comparatifs des prix pour 2024 montrent que le logement, l'eau et l'énergie étaient d'au moins 70 % au-dessus de la moyenne de l'UE en Irlande, au Luxembourg et au Danemark, tandis qu'en Bulgarie, le niveau était de 61 % en dessous de la moyenne. Les différences pour les aliments étaient plus petites, allant de 24 % au-dessus de la moyenne de l'UE au Luxembourg à 22 % en dessous de la moyenne en Roumanie.
Ces différences de prix signifient qu'une même catégorie peut avoir un poids différent dans le budget d'un ménage en fonction du pays, des revenus et du niveau local des prix. Les données publiées le 2 septembre décrivent la structure agrégée pour l'ensemble de l'Union et ne supposent pas que chaque ménage européen dépense exactement 46 % pour les trois catégories principales. Elles offrent cependant une image des biens et services qui absorbent la plus grande partie de la consommation de la population à l'échelle européenne.
Eurostat utilise la structure des dépenses des ménages pour le calcul de l'indice harmonisé des prix à la consommation, l'indicateur utilisé pour comparer l'inflation entre les États membres. Les catégories dans lesquelles la population dépense le plus reçoivent une part plus importante dans le calcul, car leurs variations de prix ont un impact plus important sur le coût global de la consommation.
Au-delà de la distribution du budget, les données d'Eurostat montrent que la valeur de la consommation individuelle effective par habitant dans l'UE a augmenté de 26 360 euros en 2024 à 27 480 euros en 2025. Cet indicateur inclut la consommation des ménages et est utilisé pour des comparaisons concernant le bien-être matériel, y compris après ajustement des différences de prix entre pays.
Les différences restent considérables. En 2025, la consommation individuelle effective par habitant ajustée au pouvoir d'achat s'élevait à 163,7 % de la moyenne de l'UE au Luxembourg, tandis que la Hongrie était à 71,6 %, la Bulgarie à 72,3 % et la Lettonie à 74,5 %. L'indicateur montre des différences dans le niveau total de consommation disponible de la population et complète les informations sur la manière dont les ménages répartissent les dépenses entre les principales catégories.
Les données sur la structure du budget des ménages proviennent des poids utilisés pour l'indice harmonisé des prix à la consommation. Elles reflètent l'importance relative des différentes catégories de biens et services dans la consommation des ménages et permettent d'observer les modifications d'une année à l'autre.
Eurostat a publié l'analyse le 2 septembre 2026 sur la base de l'édition Key figures on Europe 2026. La publication regroupe des indicateurs concernant la population, les conditions de vie, l'économie, les prix, la consommation, les affaires, l'énergie et l'environnement.
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