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Le PSD et l'AUR se préparent à déposer une motion de censure contre le gouvernement Bolojan, mais cela n'a des chances de succès que si les deux formations attirent à leurs côtés des alliés membres de l'opposition, tels que le POT, SOS, PACE et des non-affiliés. Depuis 1990, le Parlement roumain a enregistré des dizaines de motions de censure, mais seulement six gouvernements ont été renversés par ce mécanisme constitutionnel. Ces renversements ont souvent marqué de grandes crises politiques, avec des alliances traditionnelles rompues et des coalitions temporaires surprenantes.
Première Chute : Le gouvernement Emil Boc (2009)
Le gouvernement Emil Boc 1, initialement soutenu par l'alliance PDL-PSD formée après les élections de 2008, est tombé le 13 octobre 2009, par la motion "11 contre la Roumanie". Initiée par le PNL et l'UDMR, soutenue par le PSD – qui venait de sortir de la coalition –, la motion a été adoptée avec 254 votes pour et 176 contre, marquant la première démission par motion de censure post-1989. La rupture de l'alliance PDL-PSD, tendue par les mesures d'austérité, a permis la création d'une majorité anti-Boc, Boc restant intérimaire jusqu'à la formation du gouvernement Boc 2 avec l'UDMR.
Cette chute a illustré la fragilité de la grande coalition rêvée par le président Traian Băsescu, le PSD passant rapidement dans l'opposition pour consolider ses positions pré-électorales.
Le gouvernement Mihai Răzvan Ungureanu (2012) Après six mois, le gouvernement Mihai Răzvan Ungureanu (PDL) a été renversé le 27 avril 2012 par la motion "Arrêtez le gouvernement chantageable. Pas comme ça, jamais !". Déposée par l'USL (PSD-PNL), l'alliance électorale massive formée en 2011, a obtenu 235 votes pour et seulement 9 contre. L'alliance PDL-UDMR s'est rompue sous la pression des manifestations de rue et des mécontentements économiques, l'USL capitalisant sur les sentiments anti-Băsescu.
La formation de l'USL a représenté une réunion historique de la gauche et de la droite modérée contre le PDL, menant à l'installation du gouvernement Victor Ponta et à une domination de l'USL jusqu'à sa rupture en 2014.

Sorin Grindeanu (2017)
Une chute bizarre a eu lieu le 29 juin 2017, lorsque le PSD-ALDE a renversé son propre gouvernement Sorin Grindeanu par la motion "La Roumanie ne peut pas être confisquée. Nous défendons la démocratie et le vote des Roumains". Initiée par le parti dirigé par Liviu Dragnea, elle est passée avec 241 votes pour, après un conflit interne sur les réformes judiciaires. L'alliance PSD-ALDE était restée formellement intacte, mais la rupture s'est produite à l'intérieur du PSD, Grindeanu refusant de démissionner.
Cette motion a mis en évidence les luttes de pouvoir au sein du PSD, menant à la nomination de Viorica Dăncilă et affaiblissant l'image du parti face aux manifestations anti-ordonnance.
Viorica Dăncilă : Opposition Unifiée (2019)
Le gouvernement Viorica Dăncilă (PSD-ALDE) est tombé le 10 octobre 2019, par la motion "Pour reconstruire la Roumanie, le gouvernement Dăncilă doit être démis d'urgence !". Initiée par le PNL, l'USR, le PMP, PRO Roumanie, l'ALDE (qui avait quitté la coalition), l'UDMR et des minorités, elle a obtenu 238 votes pour. La rupture de l'ALDE avec le PSD a été pivotale, permettant une large coalition anti-PSD dans le contexte des élections présidentielles remportées par Klaus Iohannis.
Le résultat a ouvert la voie au gouvernement Ludovic Orban (PNL), marquant la fin de l'ère Dragnea.
Ludovic Orban : Le retour du PSD (2020)
À peine trois mois plus tard, le gouvernement Ludovic Orban 1 (PNL, soutenu par l'USR-PLUS, l'UDMR) a été renversé le 5 février 2020 par "Le gouvernement Orban/PNL – la privatisation de la démocratie roumaine". Le PSD et l'UDMR l'ont initiée, la faisant passer avec 261 votes, annulant l'élection des maires en deux tours. L'UDMR a tacitement rompu son soutien au PNL, rejoignant le PSD pour des avantages locaux.
Cette motion a reflété l'instabilité créée par le début de la pandémie, Orban formant ensuite un gouvernement minoritaire.
Record : Florin Cîțu (2021)
Le gouvernement Florin Cîțu (PNL-USR-PLUS-UDMR) est tombé le 5 octobre 2021 avec un record de 281 votes lors de la motion initiée par le PSD, soutenue par l'USR-PLUS et l'AUR.
C'était la première implication de l'AUR dans le succès d'une motion, signalant l'ascension des extrêmes.
Leçons de l'Histoire des Motions
Ces six cas montrent que les motions réussies impliquent souvent des alliances transpartisanes temporaires, des ruptures de coalitions (ex. PSD du PDL, ALDE du PSD, UDMR) et des contextes de crise. Le nombre total de motions déposées dépasse 50 jusqu'en 2026, mais le succès est rare en raison du seuil de 233 votes.
*****Synthèse réalisée avec l'aide d'un flux de surveillance de données fourni par la plateforme de surveillance médiatique NewsVibe Romania. L'analyse, les données et les images présentées ont été améliorées à l'aide d'outils d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle.
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