Les eurodéputés de la LIBE, accompagnés de la PETI et de la FEMM, ont discuté des options juridiques pour introduire dans la législation de l'UE une interdiction des pratiques de conversion LGBTQ+, suite à une Initiative Citoyenne Européenne qui a recueilli plus d'un million de signatures en une semaine, et la Commission Européenne doit répondre d'ici le 18 mai 2026.
Le Parlement Européen débat d'une interdiction au niveau de l'UE des pratiques de conversion LGBTQ+, après une Initiative Citoyenne ayant recueilli plus d'un million de signatures. Les eurodéputés ont discuté en LIBE, avec la PETI et la FEMM, des options pour une interdiction au niveau de l'UE des pratiques de conversion LGBTQ+, lors de l'audition publique de l'Initiative Citoyenne Européenne sur ce sujet. Les eurodéputés de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures ont discuté avec les organisateurs de l'Initiative Citoyenne Européenne concernant une interdiction au niveau de l'UE des pratiques de conversion LGBTQ+, dans le cadre d'une audition publique organisée conjointement avec les commissions des pétitions et des droits des femmes et de l'égalité des genres.
En résumé L'audition publique a porté sur l'Initiative Citoyenne Européenne Ban on Conversion Practices in the European Union, qui a recueilli plus d'un million de signatures en une semaine.
Le débat a souligné la nécessité d'une législation au niveau de l'UE pour combler les lacunes de protection, les difficultés d'application transfrontalière et les préjudices causés par ces pratiques, reconnus par l'Organisation des Nations Unies et le Conseil de l'Europe.
Les eurodéputés d'une large majorité ont discuté des options juridiques, y compris la classification comme crimes de l'UE ou l'approche par une directive dans des compétences existantes, telles que la protection des victimes et la non-discrimination.
Le débat a inclus la nécessité de définitions claires entre pratiques coercitives et dialogue psychologique ou religieux légitime, la protection des mineurs, le rôle des tuteurs, des éducateurs et des prestataires de services médicaux, ainsi que le rôle des plateformes en ligne transfrontalières.
Il a également été discuté de l'idée que les fonds de l'UE ne soient pas utilisés pour soutenir des organisations liées aux pratiques de conversion, ainsi que du renforcement des programmes de soutien aux victimes et des actions d'information.
Des préoccupations ont également été exprimées concernant un éventuel excès de réglementation, y compris le risque de restreindre la liberté d'expression ou le conseil religieux.
Dans le cadre de l'audition, les eurodéputés ont discuté des moyens d'introduire dans le droit européen une interdiction des pratiques de conversion LGBTQ+, dans les conditions dans lesquelles les organisateurs de l'Initiative ont invoqué des lacunes de protection, des difficultés d'application entre États et l'absence de définitions et de mécanismes harmonisés permettant aux praticiens d'opérer dans plusieurs juridictions.
Les organisateurs ont également présenté des expériences de la communauté LGBTQ+ et ont décrit les pratiques comme étant souvent liées à des pressions familiales, religieuses ou sociales, avec des effets à long terme sur les victimes, en particulier les mineurs. Ils ont également invoqué la reconnaissance croissante de la part de certains organismes religieux et médicaux que ces pratiques sont inefficaces et nuisibles et ont soutenu la compatibilité de leurs demandes avec les valeurs énoncées dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne.
Dans les interventions des eurodéputés, la discussion s'est concentrée sur les voies légales possibles pour l'interdiction, y compris l'idée de traiter les pratiques comme des crimes de l'UE ou de les aborder par une directive sur la base des compétences existantes, telles que la protection des victimes et la non-discrimination. En même temps, la nécessité de définitions claires qui distinguent entre pratiques coercitives et dialogue psychologique ou religieux légitime a été soulignée, ainsi que le besoin de mesures pour protéger les mineurs et de clarifications concernant le rôle des tuteurs, des éducateurs et des prestataires de services médicaux.
Les eurodéputés ont également discuté du rôle des réseaux sociaux et des plateformes transfrontalières, de la coordination et de la collecte cohérente de données entre les États membres, du renforcement des programmes de soutien aux victimes et des actions d'information pour lutter contre la désinformation. En même temps, des préoccupations ont été soulevées concernant un éventuel excès de réglementation, y compris le risque de restreindre la liberté d'expression ou le conseil religieux.
Le prochain jalon procédural indiqué est la réponse de la Commission Européenne d'ici le 18 mai 2026. La Commission a également confirmé qu'elle mène une étude sur les pratiques de conversion, avec des résultats attendus au début de 2027.
Dans le document de fond, les pratiques de conversion sont décrites comme des interventions visant à changer ou à supprimer l'orientation sexuelle, l'identité de genre ou l'expression d'une personne et il est indiqué qu'elles restent légales dans de nombreux États membres, malgré les preuves de préjudices physiques et psychologiques graves. Le Parlement a condamné à plusieurs reprises depuis 2016 toutes les formes de discrimination à l'encontre des personnes LGBTQ+, y compris les pratiques de conversion et la pathologisation des personnes trans et intersexes, une position également reflétée dans un rapport sur les droits fondamentaux voté en LIBE en février 2026 et qui devrait être soumis au plénier en mars.
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