Avant la démarche de la Commission de Venise, la Loi sur l’intégrité a été adoptée au Parlement avec l’amendement qui devrait entraîner la cessation rétroactive du mandat du maire de Timișoara, Dominic Fritz, et la mesure a été validée par la Cour constitutionnelle. L’opposition a contesté notamment la manière dont la loi a été adoptée, tandis que l’USR a annoncé le dépôt d’une nouvelle version de la loi afin de « protéger » Fritz.
Au niveau européen, les groupes PPE et Renew, par l’intermédiaire de leurs dirigeants Manfred Weber et Valérie Hayer, ont demandé à la Commission européenne de bloquer le versement de 770 millions d’euros provenant des fonds de l’UE/PNRR, invoquant des inquiétudes concernant l’État de droit et les effets sur les droits électoraux. Par ailleurs, la Commission européenne a demandé à la Roumanie des éclaircissements concernant la Loi sur l’intégrité et l’impact de l’amendement sur les élus locaux, notamment au sujet de la sécurité juridique et de la non-rétroactivité.