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Le commissaire Valdis Dombrovskis a déclaré après la réunion de l'Eurogroupe que l'économie européenne part d'une base solide, mais que le conflit au Moyen-Orient a déjà eu un impact matériel sur les prix de l'énergie, et que les perturbations persistantes du transport maritime et des infrastructures énergétiques pourraient exposer l'économie mondiale à un choc stagflationniste. En même temps, la Commission soutient le développement de stablecoins libellés en euros et l'accélération des travaux sur l'euro numérique.
Le commissaire européen Valdis Dombrovskis a déclaré après la réunion de l'Eurogroupe que l'économie européenne part d'une base générale solide et qu'il existe des conditions pour une croissance modeste cette année et l'année prochaine, mais il a averti que les évolutions au Moyen-Orient ont déjà eu un impact matériel sur les prix de l'énergie et pourraient exposer l'économie mondiale à un choc stagflationniste si les perturbations persistent.
En résumé 1. L'économie européenne a légèrement surpris positivement l'année dernière et il existe des conditions pour une croissance modeste cette année et l'année prochaine.
2. Les évolutions au Moyen-Orient ont déjà eu un impact matériel sur les prix de l'énergie.
3. En cas d'escalade persistante, les perturbations du transport maritime et des infrastructures énergétiques peuvent générer un choc stagflationniste mondial.
4. La Commission appelle à réduire la bureaucratie, à approfondir le marché unique et à réduire les dépendances énergétiques.
5. Les stablecoins libellés en dollars dominent le marché mondial et européen, et la Commission voit l'euro numérique comme un instrument de souveraineté monétaire.
L'économie européenne part, selon Dombrovskis, d'une base générale solide. Il a dit que l'année dernière, l'économie a légèrement surpris positivement et qu'il existe les conditions pour une poursuite d'une croissance modeste cette année et l'année prochaine. En même temps, il a souligné que l'économie européenne continue de naviguer dans un environnement mondial très incertain et imprévisible.
Au centre de sa déclaration se trouvait l'impact du conflit au Moyen-Orient sur l'énergie et sur l'économie européenne. Dombrovskis a dit que les évolutions dans la région ont déjà eu un impact matériel sur les prix de l'énergie et a expliqué que l'effet sur l'économie européenne dépendra de la durée, de l'ampleur et de l'intensité du conflit.
Il a montré que, en cas de désescalade rapide, les perturbations limitées de l'approvisionnement en énergie et des infrastructures auraient probablement un impact limité. En revanche, une perturbation persistante du transport maritime et des infrastructures énergétiques risque d'exposer l'économie mondiale à un choc stagflationniste à long terme.
Dombrovskis a défini explicitement ce risque comme une situation où des coûts énergétiques plus élevés se combinent avec une confiance plus faible, des perturbations des chaînes d'approvisionnement et des conditions financières plus restrictives. Il a dit qu'à ce stade, il est impossible de prévoir lequel des scénarios se réalisera et qu'il est trop tôt pour spéculer sur les implications de la politique économique.
Sa formule était qu'il faut garder "la tête froide" et surveiller en continu la situation. Pour la version en langue roumaine, la citation est : "Il faut que nous gardions notre calme, pour le dire ainsi, et que nous continuions à surveiller la situation."
La déclaration a directement lié ces risques à la coordination occidentale concernant l'énergie et l'Ukraine. Dombrovskis a dit que les ministres des Finances du G7 ont eu le même jour une réunion virtuelle et que, bien qu'aucun effort ne doit être épargné pour assurer la sécurité de l'approvisionnement en énergie et l'ouverture du détroit d'Hormuz, la pression sur la Russie doit être maintenue pour empêcher le renforcement de sa capacité de guerre.
Il a averti que renoncer à cette pression minerait l'Ukraine, le soutien de l'UE à l'Ukraine et, par la suite, les alliés européens, car la Russie joue "dans la même équipe que l'Iran".
Le commissaire a dit que l'engagement ferme des ministres du G7 à coordonner leurs positions est à saluer et a ajouté que l'UE est prête à prendre les mesures nécessaires, y compris la libération de stocks.
Dombrovskis a utilisé ce contexte externe pour plaider en faveur d'une agenda économique interne plus rapide. Il a dit que les nouveaux défis mondiaux soulignent l'urgence d'une action décisive à l'intérieur de l'Union pour protéger la sécurité et la prospérité de l'Europe.
Dans ce sens, il a appelé à réduire la bureaucratie, à approfondir le marché unique, à renforcer le réseau commercial et à réduire les dépendances énergétiques. La future feuille de route One Europe, One Market doit établir des étapes concrètes et des délais pour atteindre ces objectifs.
Sur l'agenda fiscal, Dombrovskis a dit qu'il a présenté l'avis de la Commission selon lequel le projet de plan budgétaire de la Belgique pour 2026 est compatible avec les exigences de la procédure de déficit excessif. Il a ajouté que c'est une évolution positive, mais que la Belgique devra continuer ses efforts de consolidation fiscale et de réforme.
La dernière partie de son intervention a porté sur les finances numériques et les systèmes de paiement. Dombrovskis a dit que les stablecoins libellés en dollars américains dominent actuellement à la fois le marché mondial et le marché européen.
Dans ce contexte, il a affirmé que l'Union doit développer des systèmes de paiement européens pour préserver sa souveraineté monétaire et son autonomie stratégique et a dit que cela représente un argument fort pour accélérer l'introduction de l'euro numérique.
La déclaration a été faite lors de la conférence de presse de l'Eurogroupe et a abordé la perspective économique de l'Union, l'impact du conflit au Moyen-Orient sur l'énergie, la situation fiscale de la Belgique et les évolutions dans le domaine des finances numériques, y compris les stablecoins et l'euro numérique.
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