La Commission européenne entend organiser une nouvelle série d’attributions au titre de l’instrument de prêts pour la défense SAFE, après clarification des montants demandés par les États membres, selon le commissaire à la Défense et à l’Espace, Andrius Kubilius. Celui-ci n’a pas annoncé le montant qui pourrait être redistribué ni le calendrier de cette nouvelle série.
En bref
1. Kubilius indique qu’une nouvelle série suivra après la finalisation des demandes des États. Le montant disponible et le calendrier de la redistribution n’ont pas été annoncés.
2. SAFE dispose d’un plafond de 150 milliards d’euros pour les prêts. Les États bénéficiaires remboursent le financement, tandis que l’approbation des plans et les versements constituent des étapes distinctes.
3. La déclaration concernant une demande italienne de plus de 8 milliards d’euros coexiste avec une proposition de janvier allant jusqu’à 14,9 milliards. Le commissaire n’a pas expliqué la différence, qui ne peut être présentée comme une réduction confirmée.
4. La participation de l’Ukraine aux achats conjoints est autorisée par SAFE. La question de l’utilisation de 10 milliards d’euros pour les drones n’a pas reçu d’explication concernant un mécanisme concret.
Lors de la conférence de presse organisée à l’occasion de la première réunion de l’Alliance UE–Ukraine pour les drones, Kubilius a déclaré qu’après la finalisation des demandes, la Commission recalculerait la part des prêts restée inutilisée. Il a cité l’Italie et la Hongrie comme des États importants pour l’achèvement de cette étape et a présenté la redistribution comme une étape ultérieure.
SAFE offre jusqu’à 150 milliards d’euros sous forme de prêts pour des investissements dans la défense. La Commission lève les fonds sur les marchés de capitaux, tandis que les États bénéficiaires remboursent les prêts. La répartition dépend de la demande des États et des plans d’investissement, de sorte que le plafond du programme ne correspond pas à des montants déjà versés ni à des achats déjà réalisés.
Pour accéder aux fonds, les États présentent des plans nationaux, la Commission les évalue, puis le Conseil approuve l’assistance financière. Viennent ensuite l’accord de prêt et les versements selon les conditions convenues. L’Estonie en est un exemple : elle a reçu un premier versement de 351,6 millions d’euros en août, correspondant au préfinancement de 15 %. La Commission précise que les versements ultérieurs dépendent de l’accomplissement des étapes et de la mise en œuvre.
Les informations présentées par Kubilius au sujet de l’Italie nécessitent toutefois des éclaircissements. Le commissaire a mentionné une demande finale de plus de 8 milliards d’euros et indiqué que le plan opérationnel était attendu. La proposition publiée par la Commission le 26 janvier 2026 fait déjà état du dépôt d’un plan italien le 30 novembre 2025 et prévoit un prêt allant jusqu’à 14,9 milliards d’euros. Dans son intervention, Kubilius n’a pas expliqué le rapport entre les deux situations. Les données disponibles ne permettent pas de présenter la différence comme une réduction confirmée du financement de l’Italie.
Le lien entre la nouvelle série et le soutien à l’Ukraine reste également ouvert. Interrogé sur la manière dont 10 milliards d’euros de fonds SAFE inutilisés pourraient être utilisés pour la coopération dans le domaine des drones, le commissaire n’a pas décrit de mécanisme de transfert. SAFE permet la participation de l’Ukraine aux achats conjoints, dans les conditions prévues par l’instrument, mais les prêts sont accordés aux États membres.
L’annonce indique donc l’intention de redistribuer les financements non demandés, sans nouvelle répartition chiffrée. L’ampleur de la série, les États bénéficiaires et les éventuels projets pour l’Ukraine doivent encore être précisés.
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