La Commission européenne a confirmé avoir reçu la lettre des dirigeants des groupes PPE et Renew Europe, Manfred Weber et Valérie Hayer, qui avertissent que l'amendement Fritz, adopté par la majorité PSD-AUR, enfreint l'état de droit et le droit de l'Union européenne.
Le exécutif communautaire enverra une réponse officielle "en temps utile". Concernant la Loi sur l'intégrité, un porte-parole de la Commission européenne a précisé que l'acte normatif sera évalué officiellement dans le cadre de la sixième et dernière demande de paiement, qui n'a pas encore été soumise par les autorités de Bucarest, selon G4Media.
L'amendement vise à mettre fin rétroactivement au mandat du maire de Timișoara, Dominic Fritz, et a été validé par la Cour constitutionnelle, ce qui a suscité des inquiétudes parmi les responsables européens. Ces derniers demandent que le déblocage de la tranche finale de 770 millions d'euros du PNRR soit conditionné au respect des principes de l'état de droit. Weber et Hayer soulignent que l'amendement est inconstitutionnel et qu'il affecte les droits électoraux des citoyens européens. Ils recommandent une évaluation détaillée de la réforme de l'intégrité et avertissent qu'une réaction claire de la Commission pourrait amener le Parlement roumain à reconsidérer la législation.
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