La Commission européenne a décidé d'ouvrir une procédure d'infraction contre la Roumanie en envoyant une lettre de mise en demeure pour la transposition incorrecte de la directive Seveso III, l'acte européen visant à prévenir les accidents majeurs impliquant des substances dangereuses et à limiter leurs effets sur la santé humaine et l'environnement.
En résumé
La Commission a envoyé à la Roumanie une lettre de mise en demeure dans le dossier Seveso III.
La directive s'applique à plus de 12 000 installations industrielles dans l'UE, y compris dans les secteurs chimique, pétrochimique et de stockage de combustibles.
L'exécutif européen affirme que la législation roumaine ne couvre pas le changement de la forme physique d'une substance dangereuse lorsque cela peut modifier le profil de risque de l'installation.
La Commission invoque également la transposition incorrecte des règles concernant la participation du public et l'absence de délais spécifiques pour l'information et la consultation.
La Roumanie dispose de deux mois pour répondre, en l'absence d'une réponse satisfaisante, la Commission pouvant passer à l'étape de l'avis motivé.
La Commission soutient avoir identifié des lacunes dans les normes nationales par lesquelles la Roumanie a transposé la directive 2012/18/UE. La directive vise à prévenir les accidents majeurs, y compris les émissions, les incendies ou les explosions impliquant des substances dangereuses, en particulier des substances chimiques, et à limiter leur impact négatif sur la santé humaine et sur l'environnement.
Selon la Commission, le premier problème concerne l'obligation pour les entreprises de réévaluer les risques lorsque des modifications peuvent influencer les dangers d'accidents majeurs. L'exécutif européen affirme que le droit roumain ne couvre pas les situations dans lesquelles la forme physique d'une substance dangereuse change, bien qu'un tel changement puisse altérer significativement le profil de risque d'une installation.
La deuxième critique concerne la participation du public. La Commission affirme que les règles concernant la participation du public ne sont pas correctement transposées dans la législation roumaine, omettant de faire référence aux décisions concernant l'emplacement des installations, ce qui limite la capacité du public à participer aux processus de planification de l'utilisation des terres dans les zones proches des installations où des substances dangereuses sont présentes.
De plus, Bruxelles soutient que les règles roumaines ne prévoient pas de délais spécifiques pour informer et consulter le public, bien que la directive exige des périodes de consultation raisonnables et effectives. La Commission a envoyé à la Roumanie la lettre de mise en demeure et accorde aux autorités deux mois pour répondre et remédier aux lacunes signalées.
La procédure d'infraction commence généralement par une lettre de mise en demeure, par laquelle la Commission demande des informations à l'État membre et lui accorde, en général, deux mois pour répondre. Si l'exécutif européen n'est pas satisfait de la réponse et considère que les obligations en vertu du droit de l'UE restent non satisfaites, il peut envoyer un avis motivé. À une étape ultérieure, la Commission peut décider d'envoyer l'affaire à la Cour de justice de l'Union européenne. https://2eu.brussels/ro/stiri/comisia-europeana-deschide-procedura-de-infringement-impotriva-romaniei-pentru-transpunerea-incompleta-a-directiveiprivind-prevenirea-accidentelor-majore-care-implica-substante-periculoase
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