À partir du 1er juin 2026, la règle de la « première journée non payée » pour le congé médical est corrigée : elle reste en vigueur pour la majorité des salariés, mais des exceptions importantes pour les patients chroniques, oncologiques, cas graves et certains types de congés sont introduites, et la diminution s'applique une seule fois par épisode de maladie, et non à chaque nouveau certificat.
Contexte : d'où vient le besoin d'exception
La loi d'urgence 91/2025 a introduit, à partir du 1er février 2026, la règle générale selon laquelle l'indemnité pour congé médical est calculée par une diminution d'un jour, c'est-à-dire que le premier jour n'est plus payé pour les certificats émis entre le 1er février 2026 et le 31 décembre 2027. L'objectif officiel était de réduire les abus et les « congés fictifs », mais la mesure a suscité de vives critiques de la part des patients et des organisations professionnelles. Par la loi 64/2026, publiée au Journal officiel le 15 mai et qui approuve avec modifications la loi d'urgence 91/2025, des exceptions et des règles de calcul plus claires sont introduites, applicables effectivement à partir du 1er juin 2026.
Règle de base à partir du 1er juin
Pour les salariés ordinaires, la règle reste : pour les certificats de congé médical délivrés entre le 1er février 2026 et le 31 décembre 2027, l'indemnité est calculée par une diminution d'un jour. En pratique, lors d'un épisode de maladie pour lequel un seul certificat est délivré, le premier jour continue d'être non payé, avec les exceptions introduites par la nouvelle loi.
Un changement important est que, si plusieurs congés médicaux successifs sont délivrés pour le même épisode de maladie, sans interruption, la diminution d'un jour s'applique une seule fois, et non à chaque certificat. Cela signifie que, par exemple, pour trois certificats consécutifs pour la même affection, le patient perd l'indemnité seulement pour un seul jour, et non pour le premier jour de chaque nouveau certificat.
Qui ne perd plus le premier jour – les exceptions essentielles
La loi 64/2026 introduit des catégories de patients et des types de congés pour lesquels la règle de la première journée non payée ne s'applique plus, c'est-à-dire que le jour 1 du congé est payé. Les exceptions s'appliquent aux certificats émis à partir du 1er juin 2026.
Les principales catégories exemptées sont :
Patients inclus dans les Programmes Nationaux de Santé – ce qui couvre, en pratique, de nombreux malades chroniques (y compris oncologiques) traités dans ces programmes.
Malades bénéficiant de services médicaux en régime d'hospitalisation, tant en hospitalisation continue qu'en hospitalisation de jour.
Congés médicaux et indemnités pour maternité.
Congés médicaux et indemnités de risque maternal.
Congés médicaux pour la garde d'un enfant malade, régis par la loi d'urgence 158/2005.
Congés médicaux et indemnités pour la garde d'un patient atteint de maladies oncologiques (le gardien du patient oncologique).
Pour toutes ces situations, l'indemnité de congé médical est calculée sans diminution d'un jour, ce qui en pratique signifie que le premier jour est payé intégralement.
Comment cela se reflète pour les malades chroniques et oncologiques
Pour les patients chroniques et oncologiques inclus dans les Programmes Nationaux de Santé, le premier jour de congé médical sera payé à partir du 1er juin. Cette catégorie a été explicitement indiquée par le Ministère de la Santé et reprise dans les amendements, précisément pour protéger les personnes atteintes de maladies graves, qui ont besoin de contrôles et de traitements répétés.
De plus, les patients oncologiques hospitalisés (hospitalisation de jour ou continue) et les personnes qui s'occupent d'eux dans le cadre de congés spéciaux pour la garde du patient oncologique ne perdent plus le premier jour d'indemnité. En pratique, cela signifie que les épisodes de traitement oncologique à l'hôpital ou dans le cadre des programmes nationaux ne seront pas pénalisés financièrement par le non-paiement du premier jour.
Pour les « malades atteints de maladies graves continues » mentionnés dans la loi 399/2006, de nombreuses situations se retrouvent déjà dans le cadre des Programmes Nationaux de Santé ou des maladies graves continuellement surveillées, cas dans lequel ils bénéficient des exceptions ci-dessus. Les détails de l'encadrement concret relèvent des réglementations de la Caisse Nationale d'Assurances de Santé et de la manière dont les médecins remplissent les certificats (code de diagnostic, code d'indemnité).
Ce qui reste inchangé et ce qui doit encore être suivi
Pour le reste des congés médicaux ordinaires – par exemple des virus légers, des épisodes courts de maladie chez des personnes sans diagnostic chronique grave – la règle reste : le premier jour n'est pas payé, et l'indemnité est calculée à partir du deuxième jour, avec l'application d'une seule journée de diminution par épisode de maladie, s'il existe plusieurs certificats successifs. La mesure de « un jour non payé » continue de s'appliquer jusqu'au 31 décembre 2027, date prévue par la loi d'urgence 91/2025.
La Caisse Nationale d'Assurances de Santé et les caisses départementales ont commencé à publier des instructions et des clarifications concernant la manière de remplir les certificats et l'application des nouvelles exceptions, de sorte qu'il est attendu que, dans la période à venir, médecins, employeurs et patients reçoivent des guides détaillés.
*****Synthèse réalisée avec l'aide d'un flux de surveillance de données fourni par la plateforme de surveillance médiatique NewsVibe Romania. L'analyse, les données et les images présentées ont été améliorées à l'aide d'outils d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle.
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