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La formation S.O.S. Roumanie a annoncé une consultation publique sur le thème de la suspension du président Nicușor Dan, coordonnée par la leader du parti, Diana Iovanovici-Șoșoacă. En même temps, la leader du parti, Diana Șoșoacă, a annoncé qu'elle initie la procédure de suspension de celui-ci, en motivant que « la Roumanie ne peut plus être tenue captive par un régime qui ignore la volonté du peuple ».
Le parti va initier un sondage sur les réseaux sociaux adressé aux citoyens roumains, indépendamment de leur appartenance politique, pour évaluer le soutien au déclenchement des procédures de suspension du chef de l'État.
S.O.S. Roumanie considère que le vote au Parlement contre le gouvernement Bolojan est un signal de mécontentement face à la direction actuelle, soulignant les problèmes économiques et sociaux auxquels la population est confrontée.
La formation a utilisé le mécanisme de la consultation publique, sur les réseaux sociaux, et avant la motion de censure qui a renversé, par la suite, le gouvernement Bolojan.
Comment le président peut-il être suspendu, selon la Constitution
L'article 95 de la Constitution stipule que, si le président commet des actes graves par lesquels il enfreint les dispositions de la Constitution, il peut être suspendu par la Chambre des Députés et le Sénat, en séance commune. La suspension se fait par le vote de la majorité des députés et sénateurs, après consultation de la Cour Constitutionnelle.
La proposition de suspension peut être initiée par au moins un tiers du nombre de parlementaires et doit être portée à la connaissance du président. Si le Parlement approuve la suspension, la Constitution oblige à organiser un référendum pour la destitution du président dans un délai maximum de 30 jours.
Le référendum pour destitution est obligatoire et nécessite une participation de 30 % des électeurs.
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