La Biélorussie a accepté de libérer 25 prisonniers dans le cadre d’un accord négocié par les États-Unis, a annoncé mercredi 16 septembre l’envoyé spécial du président Donald Trump pour la Biélorussie, John Coale. En échange, Washington lèvera les sanctions imposées aux entreprises Lakokraska et Bellesbumprom.
L’annonce a été faite à Minsk, un jour après la rencontre de Coale avec le président Aleksandr Loukachenko. L’émissaire américain a décrit l’entente comme un « accord intermédiaire » et un « geste de bonne volonté », précisant que les négociations en vue de la libération d’autres personnes se poursuivraient.
Parmi les personnes libérées figurent les dirigeants des médias Andrei Aliaksandrau et Liudmila Chekina, ainsi que les journalistes Dzmitry Navazhylau et Kiryl Pazniak. Certaines des personnes libérées seraient restées sans passeport, une situation dénoncée par les défenseurs des droits humains comme pouvant constituer une déportation forcée.
La dirigeante de l’opposition biélorusse, Sviatlana Tsikhanouskaïa, a salué les libérations, mais a averti que des centaines de prisonniers politiques restent détenus. Selon l’organisation Viasna, la Biélorussie compte encore 887 prisonniers politiques.
L’accord est le dernier en date d’une série d’ententes négociées par les États-Unis. En mars, Minsk a libéré 250 prisonniers, tandis que Washington a assoupli les sanctions visant certaines banques et des producteurs de potasse. En avril, le journaliste Andrzej Poczobut a été libéré dans le cadre d’un accord qui impliquait également la Pologne.
L’Occident sanctionne la Biélorussie pour la répression intérieure et le soutien accordé à la Russie dans la guerre en Ukraine.
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