Le président du Belarus, Alexandre Loukachenko, a gracié 13 prisonniers condamnés pour ce que les autorités qualifient de « crimes extrémistes », a annoncé jeudi le bureau présidentiel de Minsk. La liste des personnes libérées n’a pas été publiée.
Le décret présidentiel prévoit la grâce de 15 prisonniers condamnés, dont 13 pour des infractions qualifiées d’extrémistes. Les autorités ont précisé que dix des personnes graciées étaient des femmes. Au Belarus, ce terme est utilisé pour désigner des opposants et des militants que les organisations de défense des droits humains considèrent comme des prisonniers politiques.
Cette décision intervient après la libération, la semaine dernière, de 25 autres prisonniers politiques par le Belarus, en échange de la levée des sanctions américaines visant deux entreprises biélorusses. Depuis l’année dernière, des centaines de personnes ont été libérées, dans le contexte de la reprise du dialogue entre Minsk et Washington, après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Selon l’organisation de défense des droits humains Viasna, 886 prisonniers politiques se trouvent encore dans les prisons du Belarus. La plupart ont été condamnés après les manifestations massives de 2020, déclenchées par la réélection de Loukachenko, au pouvoir depuis 1994. Le dirigeant biélorusse rejette toutefois l’emploi du terme « prisonnier politique ».
La dirigeante de l’opposition biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa, a averti les États-Unis que la reprise des échanges commerciaux avec le Belarus pourrait soutenir la machine de guerre russe contre l’Ukraine. Cet avertissement est intervenu après que Donald Trump a annoncé la préparation d’un accord majeur portant sur l’achat de potasse biélorusse, principalement utilisée comme engrais.
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