Le Parquet européen accuse un réseau d'avoir manipulé des marchés publics pour des masques, des désinfectants et d'autres équipements médicaux financés par des fonds de l'UE, dans une affaire avec un préjudice estimé à plus de 9 millions d'euros.
L'EPPO renvoie en jugement huit accusés en Roumanie dans une affaire de fraude de 9 millions d'euros concernant des équipements médicaux de la pandémie. Affiche les informations de l'image L'affaire concerne 29 projets d'achat de masques, de désinfectants et d'autres matériels médicaux pendant la pandémie, dont l'EPPO dit qu'ils ont été structurés pour favoriser des fournisseurs prédéterminés et pour éliminer la concurrence réelle.
Le Parquet européen de Bucarest a renvoyé en jugement huit accusés, six personnes physiques et deux entreprises, dans une affaire concernant une fraude d'environ 9 millions d'euros avec des fonds européens utilisés pour l'achat d'équipements médicaux de protection pendant la pandémie de Covid-19. Selon l'EPPO, l'affaire concerne la manipulation des procédures d'achats publics pour des masques, des désinfectants et d'autres matériels destinés aux hôpitaux, aux écoles et à d'autres entités publiques locales.
En résumé L'EPPO a renvoyé en jugement huit accusés, six personnes et deux entreprises, dans une affaire de fraude avec des fonds de l'UE. Le préjudice estimé pour le budget de l'Union européenne dépasse 9 millions d'euros. L'enquête concerne 29 projets d'achat de masques, de désinfectants et d'autres équipements médicaux. L'EPPO soutient que deux entreprises de conseil ont été utilisées pour rédiger les demandes et éliminer la concurrence.
Dans une phase antérieure de l'enquête, des biens d'une valeur d'environ 3,6 millions d'euros ont été saisis.
Selon les procureurs européens, entre 2020 et 2021, un réseau criminel aurait été constitué pour manipuler les achats publics d'équipements médicaux de protection, de sorte que les contrats parviennent à des fournisseurs établis, qui, selon l'enquête, faisaient partie du schéma. L'EPPO affirme que 29 projets ont été attribués à des représentants d'entreprises membres du groupe, et que deux entreprises de conseil, qui ont également été inculpées, auraient été utilisées pour rédiger les demandes et pour éliminer la concurrence.
En contrôlant la préparation de la documentation, les entreprises de conseil auraient structuré les demandes de financement de manière à ce que les achats puissent être fixés aux valeurs maximales autorisées par l'autorité de gestion, limitant la concurrence réelle et facilitant l'utilisation abusive des fonds publics. L'EPPO soutient également que ces mêmes entreprises ont utilisé des documents faux ou inexacts.
Les fonds pour les équipements médicaux provenaient du programme REACT-EU, l'instrument européen créé pour soutenir la reprise et la cohésion territoriale dans le contexte de la crise pandémique. Le Parquet européen estime que les activités pour lesquelles les accusés ont été renvoyés en jugement ont causé un préjudice de plus de 9 millions d'euros au budget de l'UE.
Dans une étape antérieure de l'enquête, les procureurs ont saisi des actifs d'une valeur d'environ 3,6 millions d'euros pour contribuer à la récupération du préjudice. L'EPPO décrit le dossier comme complexe, impliquant des perquisitions domiciliaires et informatiques, l'audition de plus de 250 témoins et d'autres mesures d'enquête dans plusieurs pays.
L'enquête a bénéficié du soutien de l'Office européen de lutte antifraude, de la structure de soutien de l'EPPO en Roumanie, de la Direction des opérations spéciales de la police roumaine et de la Brigade spéciale d'intervention de la gendarmerie roumaine.
Si les accusés sont reconnus coupables, les personnes physiques risquent des peines allant de trois ans à plus de dix ans de prison. Les entreprises peuvent être sanctionnées par des amendes et la confiscation de biens, et le tribunal peut également imposer des peines complémentaires, y compris l'interdiction de participer à des procédures d'achats publics pour une période allant de trois mois à trois ans.
L'EPPO souligne que toutes les personnes concernées bénéficient de la présomption d'innocence jusqu'à ce qu'un jugement définitif soit prononcé par les tribunaux compétents en Roumanie.
Le cas concerne des achats publics effectués pendant la pandémie pour des matériels essentiels de protection sanitaire, un domaine où la pression de l'urgence et le volume élevé des financements ont accru les risques de fraude et d'abus. Dans ce dossier, l'EPPO lie la présumée fraude au programme REACT-EU, un instrument européen créé pour soutenir la reprise et la cohésion territoriale dans le contexte de la crise Covid-19.
Le Parquet européen est l'institution indépendante de l'Union européenne responsable de l'enquête, de la poursuite pénale et du renvoi en jugement des infractions qui affectent les intérêts financiers de l'UE. Le dossier de Bucarest s'inscrit dans cette compétence, concernant l'utilisation présumée frauduleuse des fonds européens destinés aux achats médicaux.
https://2eu.brussels/fr/news/eppo-renvoie-en-juge-huit-accuses-en-roumanie-dans-une-affaire-de-fraude-de-9-millions-d-euros-avec-des-equipements-medicaux-de-la-pandemie
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