Le Parlement européen a adopté jeudi, avec 569 voix pour, 45 contre et 23 abstentions, sa position sur une proposition de simplification de type omnibus qui modifie l'Artificial Intelligence Act, proposant le report de l'application de certaines règles pour les systèmes d'IA à haut risque, l'introduction de dates d'application fixes et l'interdiction des systèmes de type "nudifier".
En bref
Le Parlement européen a adopté sa position sur la modification de l'AI Act avec 569 voix pour, 45 contre et 23 abstentions. Pour certains systèmes d'IA à haut risque, les eurodéputés proposent des dates d'application fixes plus tardives, le 2 décembre 2027 et le 2 août 2028, en fonction de la catégorie. Les fournisseurs auraient jusqu'au 2 novembre 2026 pour se conformer aux règles de watermarking pour le contenu audio, image, vidéo ou texte généré par l'IA. Le Parlement souhaite une nouvelle interdiction pour les systèmes d'IA de type nudifier qui créent ou manipulent des images sexuelles ou intimes ressemblant à une personne réelle identifiable sans son consentement. Le dossier entre maintenant en négociations avec le Conseil, dans le cadre du huitième paquet omnibus de simplification, proposé par la Commission européenne le 19 novembre 2025.
Le Parlement justifie le report de certaines obligations par la nécessité que les orientations et les normes nécessaires aux entreprises pour leur mise en œuvre soient prêtes à temps. Dans les amendements adoptés, les eurodéputés affirment qu'ils introduisent des dates d'application fixes pour assurer prévisibilité et sécurité juridique.
Pour les systèmes d'IA à haut risque explicitement énumérés dans le règlement, y compris ceux impliquant la biométrie et ceux utilisés dans les infrastructures critiques, l'éducation, l'emploi, les services essentiels, l'application de la loi, la justice et la gestion des frontières, le Parlement propose la date du 2 décembre 2027. Pour les systèmes d'IA couverts par la législation sectorielle de l'UE concernant la sécurité et la surveillance du marché, la date proposée est le 2 août 2028.
Les eurodéputés soutiennent également l'octroi d'un délai jusqu'au 2 novembre 2026 pour que les fournisseurs respectent les obligations de watermarking pour le contenu audio, image, vidéo ou texte créé par l'IA, afin que son origine puisse être indiquée.
Un nouvel élément de la position du Parlement est l'interdiction proposée pour les systèmes de type nudifier. Le texte vise les systèmes d'IA utilisés pour créer ou manipuler des images sexuelles explicites ou intimes ressemblant à une personne réelle identifiable sans le consentement de cette personne. L'interdiction ne s'appliquerait cependant pas aux systèmes d'IA qui incluent des mesures de sécurité efficaces, destinées à empêcher les utilisateurs de créer de telles images.
La position adoptée inclut également des mesures de flexibilité pour les entreprises. Le Parlement convient que les fournisseurs de services puissent traiter des données personnelles pour détecter et corriger les biais dans les systèmes d'IA, mais seulement lorsque cela est strictement nécessaire et avec des garanties introduites par les eurodéputés. De plus, le soutien dont bénéficient les PME devrait être étendu aux petites et moyennes entreprises, pour aider les entreprises européennes qui dépassent le statut de PME à se développer davantage.
Pour éviter le chevauchement entre les règles sectorielles de l'UE concernant la sécurité des produits et l'AI Act, les eurodéputés soutiennent que les obligations prévues par l'AI Act peuvent être moins strictes pour les produits déjà réglementés par des actes sectoriels, y compris les dispositifs médicaux, les équipements radio et les produits entrant sous les règles concernant la sécurité des jouets.
Les négociations avec le Conseil concernant la version finale de la loi peuvent maintenant commencer. Le Parlement précise que le texte voté fait partie du huitième paquet omnibus de simplification, proposé par la Commission européenne le 19 novembre 2025, intitulé "digital omnibus". Le législateur européen travaille également actuellement sur d'autres propositions du paquet, concernant la modification des règles sur l'utilisation des données et la protection des données, ainsi que sur la proposition d'établissement de portefeuilles européens pour les entreprises.
Le vote de jeudi ne signifie pas l'adoption finale des nouvelles modifications. Le Parlement a établi sa position pour les négociations interinstitutionnelles avec le Conseil sur une proposition de simplification qui modifie l'AI Act. L'enjeu politique et économique du dossier est double : d'une part, le Parlement cherche à offrir aux entreprises plus de clarté concernant le calendrier d'application et la relation entre l'AI Act et la législation sectorielle ; d'autre part, il ajoute une interdiction explicite pour les applications de type nudifier, dans un domaine sensible lié au consentement, à la manipulation d'images et à la protection de la personne.
En bref
Le Parlement européen a adopté sa position sur la modification de l'AI Act avec 569 voix pour, 45 contre et 23 abstentions. Pour certains systèmes d'IA à haut risque, les eurodéputés proposent des dates d'application fixes plus tardives, le 2 décembre 2027 et le 2 août 2028, en fonction de la catégorie. Les fournisseurs auraient jusqu'au 2 novembre 2026 pour se conformer aux règles de watermarking pour le contenu audio, image, vidéo ou texte généré par l'IA. Le Parlement souhaite une nouvelle interdiction pour les systèmes d'IA de type nudifier qui créent ou manipulent des images sexuelles ou intimes ressemblant à une personne réelle identifiable sans son consentement. Le dossier entre maintenant en négociations avec le Conseil, dans le cadre du huitième paquet omnibus de simplification, proposé par la Commission européenne le 19 novembre 2025.
Le Parlement justifie le report de certaines obligations par la nécessité que les orientations et les normes nécessaires aux entreprises pour leur mise en œuvre soient prêtes à temps. Dans les amendements adoptés, les eurodéputés affirment qu'ils introduisent des dates d'application fixes pour assurer prévisibilité et sécurité juridique.
Pour les systèmes d'IA à haut risque explicitement énumérés dans le règlement, y compris ceux impliquant la biométrie et ceux utilisés dans les infrastructures critiques, l'éducation, l'emploi, les services essentiels, l'application de la loi, la justice et la gestion des frontières, le Parlement propose la date du 2 décembre 2027. Pour les systèmes d'IA couverts par la législation sectorielle de l'UE concernant la sécurité et la surveillance du marché, la date proposée est le 2 août 2028.
Les eurodéputés soutiennent également l'octroi d'un délai jusqu'au 2 novembre 2026 pour que les fournisseurs respectent les obligations de watermarking pour le contenu audio, image, vidéo ou texte créé par l'IA, afin que son origine puisse être indiquée.
Un nouvel élément de la position du Parlement est l'interdiction proposée pour les systèmes de type nudifier. Le texte vise les systèmes d'IA utilisés pour créer ou manipuler des images sexuelles explicites ou intimes ressemblant à une personne réelle identifiable sans le consentement de cette personne. L'interdiction ne s'appliquerait cependant pas aux systèmes d'IA qui incluent des mesures de sécurité efficaces, destinées à empêcher les utilisateurs de créer de telles images.
La position adoptée inclut également des mesures de flexibilité pour les entreprises. Le Parlement convient que les fournisseurs de services puissent traiter des données personnelles pour détecter et corriger les biais dans les systèmes d'IA, mais seulement lorsque cela est strictement nécessaire et avec des garanties introduites par les eurodéputés. De plus, le soutien dont bénéficient les PME devrait être étendu aux petites et moyennes entreprises, pour aider les entreprises européennes qui dépassent le statut de PME à se développer davantage.
Pour éviter le chevauchement entre les règles sectorielles de l'UE concernant la sécurité des produits et l'AI Act, les eurodéputés soutiennent que les obligations prévues par l'AI Act peuvent être moins strictes pour les produits déjà réglementés par des actes sectoriels, y compris les dispositifs médicaux, les équipements radio et les produits entrant sous les règles concernant la sécurité des jouets.
Les négociations avec le Conseil concernant la version finale de la loi peuvent maintenant commencer. Le Parlement précise que le texte voté fait partie du huitième paquet omnibus de simplification, proposé par la Commission européenne le 19 novembre 2025, intitulé "digital omnibus". Le législateur européen travaille également actuellement sur d'autres propositions du paquet, concernant la modification des règles sur l'utilisation des données et la protection des données, ainsi que sur la proposition d'établissement de portefeuilles européens pour les entreprises.
Le vote de jeudi ne signifie pas l'adoption finale des nouvelles modifications. Le Parlement a établi sa position pour les négociations interinstitutionnelles avec le Conseil sur une proposition de simplification qui modifie l'AI Act. L'enjeu politique et économique du dossier est double : d'une part, le Parlement cherche à offrir aux entreprises plus de clarté concernant le calendrier d'application et la relation entre l'AI Act et la législation sectorielle ; d'autre part, il ajoute une interdiction explicite pour les applications de type nudifier, dans un domaine sensible lié au consentement, à la manipulation d'images et à la protection de la personne.
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