Le Conseil de l'Union européenne a nommé Philippe Jaeglé pour la France et Omar Caruana pour Malte en tant que procureurs européens au sein du Parquet européen. Leurs mandats, d'une durée de six ans et sans possibilité de renouvellement, commenceront en juillet 2026 et font partie du renouvellement partiel du collège de l'EPPO, l'institution qui enquête sur les fraudes, la corruption et les cas de TVA transfrontaliers affectant le budget de l'Union européenne.
Le Conseil de l'Union européenne a nommé Philippe Jaeglé pour la France et Omar Caruana pour Malte en tant que procureurs européens au sein du Parquet européen. Les deux auront des mandats de six ans, sans possibilité de renouvellement, à partir de juillet 2026, dans une institution qui enquête sur les fraudes, la corruption et les fraudes de TVA transfrontalières qui frappent directement le budget de l'Union européenne.
En bref
Philippe Jaeglé a été nommé procureur européen pour la France.
Omar Caruana a été nommé procureur européen pour Malte.
Les mandats commencent en juillet 2026 et durent six ans, sans possibilité de renouvellement.
Les nominations font partie du renouvellement partiel du collège de l'EPPO, où expirent les mandats de sept procureurs européens.
À la fin de l'année 2025, l'EPPO avait 3.602 enquêtes actives, avec un préjudice estimé à plus de 67,27 milliards d'euros.
Les procureurs européens supervisent les enquêtes et les poursuites pénales du Parquet européen en rapport avec les États membres participants. Ensemble avec le procureur général européen, ils forment le collège de l'EPPO, la structure qui coordonne l'activité de l'institution au niveau de l'Union européenne.
La nomination des deux procureurs fait partie d'un renouvellement partiel du collège de l'EPPO. En juillet 2026, les mandats de sept procureurs européens expirent, et le Conseil remplace progressivement ces postes. Au début de l'année, deux nouveaux procureurs européens ont déjà été nommés pour la Belgique et la République tchèque.
La procédure commence dans les États membres. Chaque État propose trois candidats pour le poste de procureur européen. Une commission de sélection examine les candidatures, formule des avis motivés et classe les personnes nommées qui remplissent les conditions. Le Conseil de l'Union européenne choisit ensuite l'un des candidats et le nomme procureur européen pour l'État concerné.
Le Parquet européen est un organisme indépendant de l'Union européenne, basé à Luxembourg, qui a commencé à fonctionner à la fin de l'année 2020. L'institution est compétente pour les infractions qui affectent les intérêts financiers de l'Union européenne, y compris la fraude aux fonds européens, la corruption et les fraudes transfrontalières de TVA supérieures à 10 millions d'euros.
La dimension financière de l'activité de l'EPPO est grande. À la fin de l'année 2025, l'institution avait 3.602 enquêtes actives, avec un préjudice total estimé à plus de 67,27 milliards d'euros. Ces dossiers montrent combien le budget européen peut perdre par des schémas de fraude, des contrats truqués, de la corruption ou des réseaux de TVA opérant dans plusieurs États.
L'EPPO ne se limite pas à la coordination administrative. L'institution mène des actes de poursuite pénale et exerce les fonctions de procureur devant les juridictions compétentes des États membres. Cette structure permet d'enquêter sur des dossiers qui dépassent les frontières nationales et qui, avant la création de l'EPPO, pouvaient être plus difficiles à suivre de manière unifiée.
Laura Kövesi dirige le Parquet européen depuis 2019, en tant que procureur général européen. Le collège des procureurs européens travaille ensemble avec les procureurs délégués européens des États participants, qui traitent des dossiers dans les systèmes judiciaires nationaux, mais dans le cadre du mandat de l'EPPO.
Actuellement, 24 États membres participent au Parquet européen : Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Espagne et Suède.
La Hongrie a notifié formellement la Commission européenne et le Conseil, à la fin du mois de mai 2026, qu'elle a l'intention de rejoindre l'EPPO. Après l'entrée de la Hongrie, tous les États membres éligibles participeront à la coopération renforcée, car l'Irlande et le Danemark ont des dérogations dans certains domaines de la coopération européenne en matière de justice et d'affaires intérieures.
L'extension de la participation est importante pour les dossiers transfrontaliers. Les fraudes aux fonds européens ou à la TVA peuvent utiliser des entreprises, des comptes, des contrats et des transports de plusieurs juridictions, et l'absence d'un État dans le système peut créer des zones plus difficiles à couvrir. Un collège complet et un réseau plus large d'États participants donnent à l'EPPO une plus grande capacité à suivre les circuits financiers et les personnes impliquées.
Les nouvelles nominations pour la France et Malte interviennent à un moment où le Parquet européen est déjà l'une des institutions centrales de l'Union européenne dans la protection des fonds publics européens. Les mandats de six ans offrent une continuité, mais l'absence de possibilité de renouvellement vise à réduire la pression politique sur les procureurs européens.
https://2eu.brussels/ro/stiri/consiliul-ue-numeste-doi-noi-procurori-europeni-pentru-franta-si-malta
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