La Commission européenne a émis des avis concernant les contrôles temporaires aux frontières internes réintroduits par l'Autriche, le Danemark, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, la Slovénie et la Suède. Bruxelles affirme que ces contrôles doivent rester exceptionnels et temporaires et recommande leur remplacement progressif par des mesures alternatives, afin de protéger la libre circulation dans l'espace Schengen.
La Commission européenne demande à l'Autriche, au Danemark, à la France, à l'Allemagne, à l'Italie, aux Pays-Bas, à la Norvège, à la Slovénie et à la Suède de travailler à l'élimination progressive des contrôles temporaires aux frontières internes Schengen et d'utiliser davantage de mesures alternatives de sécurité.
En résumé 1. La Commission européenne a émis des avis concernant les contrôles temporaires aux frontières internes dans de nouveaux États Schengen.
2. Les États concernés sont l'Autriche, le Danemark, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, la Slovénie et la Suède.
3. La Commission indique que ces contrôles doivent rester exceptionnels, temporaires, nécessaires et proportionnels.
4. Bruxelles recommande le remplacement progressif des contrôles par des mesures alternatives, telles que des contrôles policiers non systématiques, l'identification biométrique mobile et des technologies de suivi des véhicules.
5. La Commission soutient que le Pacte sur la migration et l'asile, le système Entry-Exit et le futur ETIAS permettront aux États de mieux gérer la sécurité sans maintenir des contrôles aux frontières internes.
Pour les citoyens, l'enjeu est direct : les contrôles aux frontières internes affectent les navetteurs transfrontaliers, les transporteurs, les touristes, les entreprises et les communautés qui dépendent quotidiennement de la circulation rapide entre les États Schengen. La Commission européenne affirme que la sécurité doit être protégée sans compromettre le fonctionnement à long terme de la libre circulation.
Les avis émis par la Commission visent les situations où les contrôles internes durent plus de 12 mois. Le droit européen permet la réintroduction temporaire des contrôles lorsqu'il existe une menace grave à l'ordre public ou à la sécurité intérieure, mais la mesure doit être justifiée, proportionnelle et limitée dans le temps.
La Commission reconnaît que les États membres ont invoqué des préoccupations réelles et légitimes liées à la sécurité et à la migration. En même temps, Bruxelles avertit que la réintroduction des contrôles aux frontières internes a des effets sur les États voisins et sur les communautés frontalières.
L'institution demande aux États de limiter les conséquences négatives pour les navetteurs et les régions transfrontalières. Le dialogue structuré coordonné par la Commission a déjà contribué, selon l'exécutif européen, à réduire les temps d'attente, à améliorer la coordination opérationnelle et à mieux échanger des informations entre les États.
La Commission indique plusieurs alternatives aux contrôles systématiques aux frontières. Parmi celles-ci figurent des contrôles policiers non systématiques, des vérifications basées sur le risque, l'identification biométrique mobile et les technologies de suivi des véhicules. Dans de nombreux cas, les États membres utilisent déjà des contrôles non systématiques qui peuvent être plus facilement remplacés par des solutions alternatives.
Bruxelles lie l'élimination progressive des contrôles internes aux nouveaux outils européens de gestion des frontières et de migration. Le Pacte sur la migration et l'asile devrait renforcer la gestion des frontières externes et fournir aux États membres des outils plus efficaces pour lutter contre les déplacements non autorisés à l'intérieur de l'espace Schengen.
La Commission mentionne également le système Entry-Exit, applicable intégralement depuis avril, ainsi que le futur Système européen d'information et d'autorisation de voyage, ETIAS. Ces systèmes permettront une meilleure surveillance des personnes entrant et sortant de l'Union européenne, ainsi que du lieu et du moment du passage des frontières externes.
Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne pour la souveraineté technologique, la sécurité et la démocratie, a déclaré que Schengen est l'une des plus grandes réalisations de l'Europe et symbolise la liberté de circulation pour plus de 450 millions de personnes. Elle a affirmé que, là où des contrôles sont réintroduits, ils doivent rester temporaires et exceptionnels.
Magnus Brunner, commissaire européen aux affaires intérieures et à la migration, a déclaré que l'Union européenne met en œuvre la réforme la plus vaste du système de gestion de la migration. Selon lui, les passages illégaux des frontières ont diminué de 40 % en 2026, et les nouveaux systèmes de gestion des frontières créent les conditions pour l'élimination progressive des contrôles internes.
L'espace Schengen est essentiel pour le marché intérieur, car il permet la circulation sans contrôles permanents aux frontières internes pour les personnes, les biens et les services. Les contrôles temporaires peuvent être utilisés dans des situations exceptionnelles, mais leur maintien à long terme affecte l'économie, les transports, le travail transfrontalier et la confiance entre les États membres. La Commission consultera les États concernés pour la mise en œuvre des avis et pour prévenir la transformation des contrôles temporaires en une pratique permanente.
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