Le rapport européen de juillet inclut de l'huile d'olive extra vierge Kalamata diluée avec de l'huile de tournesol, d'autres huiles d'olive avec des additifs végétaux et des produits Kalamata commercialisés en ligne comme contrefaits.
L'huile d'olive et le miel apparaissent dans plusieurs suspicions distinctes de fraude agroalimentaire transfrontalière dans le rapport de la Commission pour juillet. Les autorités ont signalé de l'huile d'olive extra vierge Kalamata adultérée avec de l'huile de tournesol, d'autres produits Kalamata commercialisés en ligne comme contrefaits et trois cas de miel associés à des problèmes concernant la teneur en sucre ou la présence d'enzymes étrangères.
En bref
1. Une huile d'olive extra vierge Kalamata en provenance de Grèce a été signalée pour adultération avec de l'huile de tournesol.
2. Une autre huile d'olive, d'origine libanaise, contenait une autre huile végétale, sans que le rapport précise sa nature.
3. Trois produits commercialisés en ligne comme huile d'olive extra vierge Kalamata, avec une origine indiquée en Bulgarie, France et Roumanie, ont été classés comme contrefaits.
4. Du miel en provenance de Turquie et un mélange provenant d'Argentine, du Mexique, de Cuba et d'Espagne ont été signalés pour des problèmes concernant la teneur en sucre.
5. Du miel en provenance de Belgique a été rapporté pour la présence d'amilases étrangères associées à Aspergillus oryzae et Bacillus amyloliquefaciens.
L'huile d'olive apparaît dans le rapport dans deux types de situations différentes : la modification de la composition et l'utilisation d'une identité commerciale ou géographique qui ne correspond pas au produit.
Dans le premier cas, une huile d'olive extra vierge Kalamata d'origine grecque a été signalée pour adultération avec de l'huile de tournesol. L'Allemagne a transmis la notification.
Une autre huile d'olive, avec une origine indiquée au Liban, contenait une autre huile végétale. Le rapport ne précise pas quel type d'huile a été identifié ni la proportion dans laquelle elle était présente.
L'adultération avec une huile végétale différente peut modifier à la fois la composition et la valeur du produit. Le consommateur achète l'huile sur la base du type déclaré, et le remplacement ou la dilution de celle-ci avec un autre ingrédient fait que le produit réel est différent de celui présenté.
Par ailleurs, trois produits commercialisés en ligne comme huile d'olive extra vierge Kalamata apparaissent dans la catégorie des dénominations protégées de l'UE et sont décrits comme des produits contrefaits. L'origine indiquée dans le rapport était la Bulgarie, la France et la Roumanie, et tous les trois cas ont été notifiés par l'Allemagne.
Cette origine déclarée ne doit pas être automatiquement confondue avec le lieu réel de fabrication. Justement dans un cas où l'identité du produit est contestée, l'information concernant l'origine peut faire partie de ce qui doit être vérifié par les autorités.
La dénomination Kalamata est associée à une origine géographique et à des conditions spécifiques de production. Son utilisation pour un produit qui ne remplit pas ces conditions peut induire en erreur le consommateur concernant l'origine, la qualité ou les caractéristiques du produit.
Le rapport n'identifie pas les marques commerciales ni les quantités commercialisées dans ces cas. Il ne précise pas non plus si les produits ont été retirés intégralement du marché.
Le miel apparaît dans une catégorie différente, celle de l'adultération par dilution de l'ingrédient. Trois cas sont mentionnés dans le rapport de juillet.
Le premier concerne du miel d'origine turque, signalé pour un problème concernant la teneur en sucre. L'Allemagne a transmis la notification.
Le deuxième cas concerne du miel en provenance de Belgique dans lequel des amilases étrangères associées à Aspergillus oryzae et Bacillus amyloliquefaciens ont été identifiées. La notification a été transmise par la République tchèque.
Le troisième cas est un mélange de miel provenant d'Argentine, du Mexique, de Cuba et d'Espagne, rapporté par la Suède également pour un problème concernant la teneur en sucre.
Le rapport ne fournit pas la valeur exacte du sucre dans les deux cas et ne précise pas le mécanisme par lequel la composition aurait été modifiée.
Dans le cas du miel, la vérification de l'authenticité peut inclure l'analyse du profil des sucres, des enzymes et d'autres caractéristiques qui doivent être compatibles avec la nature du produit déclaré.
La présence d'enzymes étrangères ou un profil de sucres qui ne correspond pas peut amener les autorités à vérifier si le produit a été modifié ou si les informations fournies au consommateur sont correctes.
Dans les cas de miel, le rapport ne établit pas une fraude définitive. Il inclut des non-conformités avec des suspicions de fraude, qui peuvent déclencher des enquêtes supplémentaires.
Les cas d'huile d'olive et de miel ont cependant un élément commun : le consommateur paie pour un produit dont la valeur dépend en grande partie de l'authenticité. Pour l'huile, cela peut concerner à la fois la composition et l'origine protégée ; pour le miel, la composition et les caractéristiques naturelles du produit sont essentielles pour ce qui est vendu.
Le rapport mensuel de la Commission regroupe des suspicions transfrontalières échangées entre les autorités du réseau européen d'alerte et de coopération. Les cas ne représentent pas des verdicts définitifs, mais sont utilisés pour orienter les contrôles et pour identifier des produits ou des secteurs vulnérables.
L'huile d'olive et le miel sont des exemples de produits dans lesquels l'authenticité est centrale pour le prix et pour la confiance du consommateur, raison pour laquelle les différences entre la composition réelle et celle déclarée sont suivies distinctement dans le système européen.
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