Frontex analyse l'acquisition d'une plateforme qui regrouperait dans un seul système les données et les transmissions vidéo reçues des aéronefs de surveillance opérés par différents contractants, avec la possibilité d'une extension ultérieure aux opérations maritimes et terrestres.
En bref, Frontex utilise plusieurs moyens de surveillance contractés auprès d'opérateurs externes, chacun d'eux travaillant actuellement avec ses propres systèmes pour la collecte et la gestion des données. La plateforme analysée recevrait, stockerait et distribuerait aux utilisateurs autorisés les données produites par ces systèmes, sous les règles et le contrôle de Frontex. La solution devrait être installée dans l'infrastructure Microsoft Azure gérée par l'agence et fonctionnerait initialement avec les données provenant des aéronefs de surveillance. Les fournisseurs peuvent transmettre des informations sur les fonctionnalités, la sécurité, l'architecture, la conformité et les coûts jusqu'au 20 septembre 2026. Cette démarche est une recherche de marché et ne représente pas un appel d'offres, une demande de proposition ou une décision de Frontex d'acheter la plateforme.
Frontex reçoit actuellement des données de surveillance de plusieurs contractants externes qui opèrent des aéronefs et utilisent leurs propres applications pour les informations, la surveillance et la reconnaissance. L'agence souhaite établir si ces flux peuvent être regroupés dans une infrastructure commune qu'elle administrerait directement.
Le système est appelé Système de Stockage de Données de Surveillance et est décrit comme un centre d'intégration des données. Il ne remplacerait pas les systèmes utilisés par les contractants pour la production d'informations, mais fonctionnerait au-dessus d'eux, prenant les données à une interface commune.
Les systèmes des contractants continueraient à collecter les images, les transmissions vidéo et les autres informations produites pendant les opérations. La nouvelle plateforme les intégrerait, les conserverait conformément aux politiques de Frontex et les mettrait à la disposition du personnel autorisé et d'autres systèmes de l'agence.
Frontex cherche ainsi à réduire la fragmentation créée par l'utilisation d'applications différentes pour chaque contrat ou moyen de surveillance. Une plateforme commune pourrait permettre l'accès et la gestion des informations dans un environnement unifié, sans que chaque utilisateur ne travaille séparément avec les systèmes des fournisseurs.
La première étape viserait les données provenant des aéronefs de surveillance de Frontex. L'agence prend également en compte la possibilité de connecter à l'avenir d'autres sources, y compris les systèmes utilisés pour la surveillance maritime et terrestre.
La plateforme devrait être installée dans la Frontex Azure Landing Zone, l'infrastructure cloud Microsoft Azure configurée et gérée sous la gouvernance de l'agence. Frontex demande aux fournisseurs d'expliquer comment leurs produits peuvent respecter les exigences fonctionnelles, techniques, architecturales, juridiques et de sécurité applicables à cet environnement.
L'agence demande des informations sur le contrôle d'accès, la vérification des utilisateurs, l'intégration des systèmes, le stockage des données et leur distribution aux utilisateurs autorisés. Les fournisseurs doivent également fournir une analyse plus détaillée de l'architecture proposée.
La demande inclut des exigences concernant l'utilisation de services cloud publics dans des conditions de sécurité, l'authentification fédérée et la gestion des utilisateurs. Frontex met à la disposition des entreprises intéressées des guides et des outils pour évaluer les solutions de type logiciel fourni en tant que service.
Les fournisseurs doivent présenter séparément les informations concernant les capacités de la plateforme et les estimations de coûts. Les prix sont indicatifs et ne représentent pas des offres commerciales que Frontex serait obligée d'accepter.
Les estimations demandées incluent le coût annuel de la licence, les frais uniques pour l'installation du produit standard, les coûts annuels de maintenance, d'administration et d'assistance, ainsi que le prix des éventuelles adaptations ou extensions.
Les entreprises doivent également indiquer les coûts optionnels pour la connexion de sources supplémentaires de données provenant de la surveillance maritime et terrestre. Toutes les estimations doivent être présentées hors TVA.
La période pendant laquelle les entreprises peuvent demander des clarifications se déroule entre le 10 et le 21 août 2026. Frontex prévoit de transmettre les réponses consolidées à tous les fournisseurs connus d'ici le 4 septembre.
La date limite pour soumettre les réponses est le 20 septembre 2026, à 23h00, heure de Varsovie. La documentation doit être transmise en anglais et doit inclure un tableau complété concernant les exigences et les coûts, ainsi que les documents techniques demandés.
Frontex utilisera les réponses pour comprendre les produits disponibles sur le marché, les architectures possibles et le niveau indicatif des coûts. Les informations pourraient influencer la manière dont l'agence conçoit le système et prépare d'éventuelles décisions futures d'achat.
Les réponses individuelles seront traitées comme des informations commerciales sensibles. L'agence déclare qu'elle ne les publiera pas et ne les transmettra pas en dehors de Frontex sans l'accord écrit préalable des fournisseurs.
La recherche de marché n'oblige pas l'agence à choisir un produit, à négocier avec les participants ou à lancer un appel d'offres. Frontex peut décider de modifier le projet, d'organiser ultérieurement une procédure compétitive ou de ne pas poursuivre la démarche.
Les entreprises qui répondent supportent leurs propres coûts pour la préparation de la documentation. La participation à cette étape ne crée pas un droit préférentiel dans une éventuelle procédure d'achat.
Le document publié ne précise pas le budget disponible, la durée d'un éventuel contrat, le volume de données qui devraient être stockées ou le calendrier dans lequel le système pourrait devenir opérationnel. Ces éléments dépendront de l'analyse du marché et des éventuelles décisions ultérieures de l'agence.
Frontex collecte également les données de contact des représentants des entreprises participant à la consultation. Celles-ci sont utilisées pour l'enregistrement et l'analyse des réponses et pour communiquer avec les fournisseurs pendant la procédure.
L'agence déclare qu'elle n'utilisera pas de processus automatiques de prise de décision ou de profilage et que les données de contact seront supprimées après la conclusion de la recherche de marché et des étapes directement liées à celle-ci. Les documents fournis seront conservés conformément aux normes d'archivage applicables à Frontex.
Frontex soutient les États membres et les pays associés de l'espace Schengen dans la gestion des frontières externes et la lutte contre la criminalité transfrontalière. L'agence utilise des moyens techniques propres et des services contractés pour la surveillance aérienne, maritime et terrestre.
Les demandes d'informations sont utilisées avant un éventuel achat pour savoir quels produits existent, comment ils peuvent être intégrés et quels coûts ils impliquent. La publication d'une telle demande ne confirme pas que le projet sera financé ou mis en œuvre.
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