La Commission européenne examine les recommandations reçues en juillet du groupe spécial sur la sécurité des enfants en ligne et envisage de présenter une proposition pour une approche commune au niveau de l'UE. La Commission évalue séparément la loi adoptée en France concernant l'accès des mineurs de moins de 15 ans aux réseaux sociaux.
La Commission européenne prévoit de présenter après l'été une proposition concernant la protection des enfants sur les plateformes sociales, après avoir analysé les recommandations transmises le 13 juillet par le groupe spécial chargé d'examiner la sécurité des mineurs dans l'environnement en ligne.
En résumé
La Commission travaille sur une solution commune au niveau de l'UE et déclare que la protection des enfants en ligne ne peut pas être traitée exclusivement par des mesures nationales.
La proposition est attendue après l'été, après la finalisation de l'analyse des recommandations reçues le 13 juillet du groupe spécial sur la sécurité des enfants.
La Commission européenne a salué les mesures adoptées en France concernant l'accès des enfants de moins de 15 ans aux réseaux sociaux, mais continue de vérifier leur compatibilité avec la législation de l'UE.
La procédure européenne d'examen de la loi française inclut une période de suspension qui se termine le 10 août.
La Commission n'a pas précisé la forme de la future proposition, la limite d'âge qu'elle pourrait inclure ou les obligations qui incomberaient aux plateformes et aux États membres.
Le porte-parole de la Commission pour les affaires numériques, Thomas Regnier, a déclaré que l'exécutif européen examine les recommandations reçues par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de la part du groupe spécial sur la sécurité des enfants en ligne.
« Après avoir analysé ces recommandations, nous présenterons une proposition de la Commission après l'été », a déclaré Regnier lors du briefing de presse du 23 juillet.
La Commission n'a pas précisé si la future initiative proposera un âge minimum commun pour l'accès aux réseaux sociaux, un système européen de vérification de l'âge ou des obligations supplémentaires pour les plateformes. La forme juridique de la proposition et une date exacte pour sa présentation n'ont pas non plus été annoncées.
Regnier a affirmé que l'exécutif européen vise une approche commune et harmonisée, car les risques pour les mineurs ne se limitent pas à un seul État membre.
« La protection des enfants en ligne n'a pas de frontières. Ce n'est pas un défi limité à la France et aux enfants français. Nous devons continuer à travailler sur une solution et une approche européenne commune et harmonisée », a déclaré le porte-parole.
Les précisions ont été fournies dans le contexte de l'adoption par le Parlement français de mesures concernant l'accès des enfants de moins de 15 ans aux plateformes sociales. La Commission a salué la direction suivie par les autorités françaises, mais n'a pas finalisé l'évaluation de la loi.
L'exécutif européen avait précédemment transmis à la France un avis détaillé demandant l'alignement du projet sur le droit de l'Union, en particulier sur le Règlement concernant les services numériques. Regnier a déclaré que l'évaluation est encore en cours et que la période de suspension associée à la procédure européenne se termine le 10 août.
« Nous saluons les mesures prises par les autorités françaises concernant cette loi », a déclaré Regnier, qui a décrit l'évolution comme positive pour la protection des enfants dans l'environnement en ligne. Il a cependant évité de se prononcer sur la conformité finale du texte avant la fin de l'analyse.
Le Règlement concernant les services numériques permet aux États membres d'établir par la législation nationale certaines conditions concernant l'accès des mineurs aux services en ligne. Les mesures nationales doivent cependant respecter le cadre européen et ne pas introduire d'obligations qui entrent en conflit avec les normes harmonisées applicables aux plateformes dans l'ensemble de l'Union.
La future proposition européenne sera préparée parallèlement à l'application des obligations déjà existantes pour les plateformes. Les services en ligne accessibles aux mineurs doivent garantir un niveau élevé de confidentialité, de sécurité et de sûreté et ne peuvent pas utiliser de publicité basée sur le profilage lorsqu'ils savent avec suffisamment de certitude que l'utilisateur est mineur.
La Commission n'a pas indiqué si la proposition annoncée modifiera ces normes ou créera un cadre séparé. D'après les réponses fournies, il ressort que l'exécutif européen est encore en phase d'analyse des recommandations et de définition de l'intervention.
La Commission a créé le groupe spécial sur la protection des mineurs en ligne pour formuler des recommandations destinées à une approche européenne plus large sur l'accès des enfants aux plateformes, la vérification de l'âge et la réduction des risques associés aux services numériques.
Le Règlement concernant les services numériques impose aux plateformes des obligations supplémentaires lorsque leurs services sont utilisés par des mineurs. Les très grandes plateformes doivent analyser les risques systémiques pour le bien-être physique et mental des enfants et prendre des mesures pour les réduire.
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