Milorad Dodik a revendiqué lundi 5 octobre la victoire de son parti, l’Alliance des sociaux-démocrates indépendants (SNSD), aux élections en Bosnie-Herzégovine. Le politicien nationaliste serbe, connu pour ses positions prorusses et séparatistes, ne figurait toutefois pas sur les bulletins de vote, après avoir été destitué en 2025 de ses fonctions de président de la Republika Srpska et s’être vu interdire de se présenter pendant six ans.
Les résultats préliminaires, après le dépouillement de plus de 95 % des suffrages, indiquent que Željka Cvijanović, membre du SNSD, est en passe de conserver le siège réservé aux Serbes à la présidence tripartite du pays. Denis Bećirović devrait rester le représentant bosniaque, tandis que la candidate nationaliste croato-bosniaque Darijana Filipović a revendiqué la victoire pour le siège réservé aux Croates.
Dodik a remercié ses partisans ainsi que le président russe Vladimir Poutine, qui avait exprimé son soutien au SNSD avant le scrutin. Il a également attribué le succès à la victoire de Donald Trump, affirmant que celle-ci avait empêché la disparition politique de sa formation.
« Sans la victoire magnifique de Donald Trump, nous serions probablement aujourd’hui des cadavres politiques », a déclaré Dodik.
Le SNSD devrait également conserver le contrôle du parlement et de la présidence de la Republika Srpska, l’entité bosniaque dominée par les Serbes. La participation a été d’environ 42 %, soit près de dix points de pourcentage de moins qu’en 2022.
Le scrutin reflète le système électoral complexe créé par les accords de Dayton de 1995, qui répartit le pouvoir entre Bosniaques, Serbes et Croates. Les élections se déroulent sur fond de tensions ethniques, de blocages politiques et de retard dans le parcours européen de la Bosnie-Herzégovine.
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