Bien qu'elle ait précédemment refusé de passer à l'euro, Stockholm reconsidère sa position à la suite de la guerre en Ukraine et des changements géopolitiques. Les arguments en faveur du maintien de la couronne suédoise comme 'amortisseur' économique sont désormais complétés par des préoccupations liées à la sécurité. Des politiciens suédois, comme Cecilia Rönn, soulignent qu'une monnaie commune offrirait à la Suède une place dans les décisions monétaires européennes et faciliterait le commerce. La ministre des Finances, Elisabeth Svantesson, a annoncé une analyse officielle des avantages et des inconvénients de l'adoption de l'euro, démarche qui pourrait influencer les élections de septembre.
L'économiste Lars Calmfors, qui a dirigé une commission gouvernementale en 2003, est désormais plus optimiste, soutenant que l'appartenance au 'noyau' de l'UE apporterait des bénéfices économiques significatifs. Le milieu des affaires suédois est réceptif à l'idée, invoquant la volatilité de la couronne comme un inconvénient. De plus, la Finlande encourage la Suède et le Danemark à adopter l'euro pour avoir une plus grande influence dans l'UE. De même, la Roumanie propose également d'adhérer à la zone euro, avec des plans pour réduire le déficit budgétaire.
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