Le Parquet général ne soutient pas le projet de loi concernant la dépénalisation de la possession de drogues pour consommation personnelle, estimant qu’une telle mesure ne constitue pas une solution législative opportune. Cette position a été exprimée par Chiriac, dans le contexte des débats relatifs à la différenciation du traitement juridique appliqué aux consommateurs et aux trafiquants.
L’institution souligne que, si le consommateur et le trafiquant doivent bénéficier d’un traitement juridique distinct, cette différenciation ne peut, à elle seule, justifier une réduction généralisée de la responsabilité pénale pour la détention de drogues en vue de sa propre consommation.
Le Parquet général attire ainsi l’attention sur le fait que la modification du régime pénal doit être analysée au regard de la nature des faits et des risques associés à la consommation et à la circulation des drogues. Selon la position exprimée, la différence entre consommation et trafic peut être reflétée par l’individualisation de la responsabilité et des sanctions, sans que la possession pour consommation personnelle soit automatiquement dépénalisée.
Le projet vise à modifier le traitement juridique des personnes qui détiennent des drogues pour leur consommation personnelle, mais l’avis du Parquet général indique qu’une telle modification pourrait avoir des conséquences sur la politique pénale et la prévention de la consommation de drogues.
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