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Le Conseil a approuvé la nomination d'Andrés Ritter en tant que nouveau procureur général européen à partir du 1er novembre 2026, à un moment de transition à la tête de l'EPPO, l'institution de l'UE responsable de l'enquête et de la poursuite pénale des infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union. Le Conseil de l'UE a convenu de la nomination d'Andrés Ritter en tant que nouveau procureur général européen du Parquet européen, avec effet à partir du 1er novembre 2026, dans une succession qui marque le premier changement de direction à la tête de l'EPPO depuis la création de l'institution.
En bref
1. Andrés Ritter deviendra le nouveau procureur général européen à partir du 1er novembre 2026.
2. Le mandat actuel de Laura Codruța Kövesi expire le 30 octobre 2026.
3. Ritter fait déjà partie de la direction de l'institution, étant procureur général européen adjoint depuis 2020.
4. L'EPPO enquête et poursuit pénalement les fraudes, les actes de corruption et les fraudes transfrontalières en matière de TVA de plus de 10 millions d'euros.
5. À la fin de 2025, l'EPPO avait 3 602 enquêtes actives, avec un préjudice total estimé à plus de 67,2 milliards d'euros pour les budgets de l'UE et nationaux.
Le Conseil a annoncé la nomination d'Andrés Ritter en tant que nouveau procureur général européen, à compter du 1er novembre 2026. D'un point de vue journalistique, c'est le fait central du dossier, un changement de direction à la tête d'une institution européenne ayant un rôle direct dans la protection des intérêts financiers de l'Union et dans la coordination des poursuites pénales pour les grandes fraudes avec des fonds européens.
La nomination a également un second angle clair, celui de la continuité institutionnelle. Andrés Ritter travaille dans le service de poursuite pénale en Allemagne depuis 1995 et a dirigé plusieurs parquets, et depuis 2020, il occupe le poste de procureur général européen adjoint. En termes institutionnels, le Conseil valide ainsi une succession interne, l'actuelle direction de l'EPPO n'apportant pas de profil externe à la tête de l'institution.
Le enjeu de la fonction est défini par le rôle de l'EPPO dans l'architecture judiciaire de l'Union. Le Parquet européen est un organe indépendant de l'UE, responsable de l'enquête, de la poursuite pénale et de la mise en jugement des infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union, y compris la fraude, la corruption et les fraudes transfrontalières en matière de TVA de plus de 10 millions d'euros. Dans ce contexte, la fonction de procureur général européen n'est pas purement administrative, mais centrale pour la coordination d'une structure européenne de poursuite pénale ayant un impact direct sur le budget de l'UE.
Le Conseil précise que le procureur général européen dirige l'EPPO, organise son activité et représente l'institution dans ses contacts avec les institutions de l'UE, les États membres et les pays tiers. Le mandat est de sept ans et ne peut pas être renouvelé. Dans cette perspective, la nomination de Ritter ouvre un nouveau cycle de direction pour l'institution, à un moment où l'EPPO gère un volume élevé de dossiers et un niveau très élevé de préjudices enquêtés.
La dimension financière de l'activité de l'EPPO est l'un des angles les plus forts de l'information. Jusqu'à la fin de 2025, l'institution avait 3 602 enquêtes actives, pour un préjudice total estimé à plus de 67,2 milliards d'euros pour les budgets de l'UE et nationaux. Cet indicateur place le changement de direction dans un contexte de forte pression opérationnelle et montre que la succession à la tête de l'EPPO concerne une institution déjà en pleine maturation et expansion de son activité.
Le communiqué fixe également le calendrier politique de la transition. Le mandat de l'actuelle procureure générale européenne, Laura Codruța Kövesi, expire le 30 octobre 2026. Elle a été nommée en 2019 comme première procureure générale européenne de l'histoire de l'institution. En conséquence, la nomination de Ritter ne signifie pas seulement l'occupation d'une fonction vacante, mais aussi la clôture du premier mandat de direction de l'EPPO et l'ouverture du second.
D'un point de vue procédural, le Conseil précise que le procureur général européen est nommé par accord commun entre le Conseil et le Parlement européen. Après l'accord d'aujourd'hui du Conseil, la nomination doit également être confirmée par le Parlement européen. C'est un élément essentiel pour la formulation exacte de l'information, car le processus n'est pas encore complètement ouvert au niveau institutionnel.
Dans le même plan institutionnel, le Conseil rappelle que les procureurs européens, avec le procureur général européen, forment le Collège de l'EPPO, qui supervise les enquêtes et les poursuites pénales. Le Conseil nomme un procureur européen pour chacun des 24 États membres participants. Ce détail montre que la fonction de procureur général européen est le nœud central d'une structure collégiale et multinationale, l'une des formes de coopération judiciaire les plus intégrées de l'UE.
Actuellement, 24 États membres participent à l'EPPO, à savoir l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, Chypre, la République tchèque, l'Estonie, la Finlande, la France, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie, la Slovaquie, l'Espagne et la Suède. L'EPPO enquête et poursuit pénalement les infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l'Union devant les juridictions compétentes des États membres.
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