Les passagers ont parcouru 457 milliards de kilomètres en train dans l’UE, soit 2,6 % de plus qu’en 2024. En Roumanie, le nombre de trajets a diminué d’environ 9 %, tandis que le volume exprimé en passagers-kilomètres a reculé de 10,4 %, selon les données d’Eurostat.
Le transport ferroviaire de passagers dans l’Union européenne a atteint en 2025 un record de 457 milliards de passagers-kilomètres, en hausse de 2,6 % par rapport à l’année précédente, selon les données d’Eurostat publiées le 30 octobre. La Roumanie a évolué en sens inverse : le nombre de trajets a diminué d’environ 9 %, soit la plus forte baisse parmi les États de l’UE pour lesquels des données sont disponibles, tandis que la distance cumulée parcourue par les passagers a diminué de 10,4 %.
En bref
1.Le volume de l’UE est passé de 445 à 457 milliards de passagers-kilomètres, le niveau le plus élevé de la série recueillie pour les principaux opérateurs depuis 2004.
2.La Roumanie a enregistré une baisse d’environ 9 % du nombre de trajets. Il ne s’agit pas d’un décompte des personnes distinctes.
3.En passagers-kilomètres, la Roumanie a reculé de 10,4 %, tandis que l’Estonie a diminué de 10,9 %. La Roumanie n’a pas enregistré la plus forte baisse pour ce deuxième indicateur.
4.La Roumanie et la Bulgarie ont déclaré 3,3 trajets par habitant, contre 46,1 au Luxembourg.
5.Le métro, le tramway et le transport ferroviaire léger sont exclus. Les données de la Belgique n’entrent pas dans l’agrégat de volume pour des raisons de confidentialité.
Le résultat européen dépasse de 14,2 % le niveau de 2019, avant la pandémie. Un passager-kilomètre correspond au transport d’une personne sur une distance d’un kilomètre : un trajet de 100 kilomètres produit 100 passagers-kilomètres. L’indicateur combine la fréquence des déplacements et la distance parcourue, de sorte qu’il peut augmenter même si le nombre de trajets diminue.
La série annuelle disponible dans la base d’Eurostat indique 63,256 millions de trajets en Roumanie en 2025, contre 69,636 millions en 2024, soit une baisse d’environ 9,2 %. L’article statistique de l’institution cite 9,1 %, soit 0,1 point de pourcentage de moins que le résultat du calcul effectué à partir de ces valeurs. Les deux sources indiquent la même évolution à la baisse.
Le Portugal a enregistré la plus forte croissance du volume, de 25,7 %, suivi de l’Irlande, avec 13,1 %, et de la Pologne, avec 8,6 %. À l’opposé se trouvent l’Estonie et la Roumanie. Pour le nombre de trajets, les plus fortes hausses ont été enregistrées en Slovénie, en Hongrie et au Portugal, tandis que la Roumanie a connu la plus forte baisse. La France et l’Autriche illustrent la différence entre les indicateurs : elles ont transporté légèrement moins de passagers, mais ont déclaré davantage de passagers-kilomètres.
L’Allemagne et la France ont réalisé près de la moitié du volume européen, avec respectivement 111,8 et 110,6 milliards de passagers-kilomètres. L’Allemagne a également enregistré le plus grand nombre de trajets, environ 2,95 milliards, devant la France et l’Italie. La taille de la population et la structure des services rendent toutefois insuffisante une comparaison fondée uniquement sur les totaux nationaux.
Le rapport à la population montre une faible utilisation du train en Roumanie et en Bulgarie, avec 3,3 trajets enregistrés par habitant. Le Luxembourg en a enregistré 46,1, la Hongrie 35,9 et le Danemark 35,6. L’indicateur inclut l’activité des résidents et des non-résidents ; il ne signifie pas que chaque habitant a effectué exactement ce nombre de déplacements. Les trajets répétés d’une même personne sont comptés séparément.
En Roumanie, la distance moyenne d’un trajet ferroviaire national était de 81 kilomètres, l’une des valeurs les plus élevées de l’UE, après la Lituanie, avec 86 kilomètres. La moyenne doit être interprétée dans le contexte de la taille du pays, de la part des services suburbains et des services longue distance, ainsi que des méthodes de comptage. Elle ne permet pas à elle seule d’établir la qualité des services ni les causes de la baisse de la demande.
La statistique détaillée concerne principalement les opérateurs comptant au moins 100 millions de passagers-kilomètres par an et peut inclure, selon les déclarations nationales, d’autres opérateurs faisant l’objet d’un rapport détaillé. Elle n’inclut pas le métro, le tramway ni le transport ferroviaire léger. La Belgique est exclue de l’agrégat de volume pour des raisons de confidentialité. Par ailleurs, la circulation des trains de voyageurs, mesurée en trains-kilomètres, a augmenté de 1,6 % dans l’UE ; cet indicateur décrit le déplacement des trains, et non la distance parcourue par chaque passager.
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