Le Comité de sécurité sanitaire de l’UE a examiné mercredi l’incident signalé à Irkoutsk avec l’ECDC et l’Organisation mondiale de la santé, tandis que la Commission a demandé à la Russie de fournir rapidement et en toute transparence des informations épidémiologiques et microbiologiques. L’ECDC indique que les informations disponibles sont limitées, que le diagnostic de peste pneumonique n’est que suspecté et qu’aucun cas secondaire ni aucune preuve de transmission interhumaine soutenue n’ont été signalés.
L’Union européenne demande à la Russie des informations épidémiologiques et microbiologiques détaillées après la mort signalée d’un laborantin d’Irkoutsk qui souffrait d’une pneumonie soupçonnée d’être une peste pneumonique. Le Comité de sécurité sanitaire de l’UE examinait le cas mercredi 7 octobre avec les États membres, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que le diagnostic et l’ampleur de l’incident restent non confirmés.
En bref
Un laborantin d’Irkoutsk est mort après avoir développé une pneumonie soupçonnée d’être une peste pneumonique, selon les informations suivies par l’ECDC.
L’ECDC précise que les informations disponibles sont limitées et ne présente pas le diagnostic comme confirmé.
À ce jour, aucun cas secondaire n’a été signalé et il n’existe aucune preuve d’une transmission interhumaine soutenue.
Le Comité de sécurité sanitaire de l’UE a examiné l’incident le 7 octobre avec l’ECDC et l’OMS, tandis que la Commission a demandé à la Russie des données rapides, fiables et transparentes.
La Commission n’a annoncé aucune restriction de voyage ou d’entrée dans l’UE et n’a pas confirmé que de telles mesures étaient en préparation.
L’ECDC a annoncé le 6 octobre qu’il suivait attentivement la situation après le décès signalé d’un employé de laboratoire à Irkoutsk. La personne aurait développé une pneumonie dont on soupçonne qu’elle pourrait être la forme pulmonaire de la peste, mais l’agence européenne souligne que les informations disponibles sont pour l’instant limitées.
Cette distinction est essentielle pour évaluer l’incident. L’ECDC n’affirme pas qu’un diagnostic confirmé de peste pneumonique existe et ne décrit pas non plus la situation comme une flambée épidémique. L’agence indique que, sur la base des informations actuellement disponibles, aucun cas secondaire n’a été signalé et qu’il n’existe aucune preuve d’une transmission interhumaine soutenue qui indiquerait une propagation plus large.
Lors du point presse de la Commission du 7 octobre, la porte-parole Eva Hrncirova a confirmé que l’incident était examiné le même jour par le Comité de sécurité sanitaire, l’instance par laquelle la Commission et les États membres coordonnent leur réponse aux graves menaces transfrontalières pour la santé. L’ECDC et l’OMS participaient aux discussions.
La Commission a demandé aux autorités russes de fournir rapidement et en toute transparence des informations fiables sur l’incident, notamment les résultats épidémiologiques et microbiologiques. Ces données sont nécessaires pour déterminer l’agent pathogène, les circonstances dans lesquelles l’infection s’est produite et l’existence ou l’absence d’éventuels cas supplémentaires.
À ce stade, les sources européennes disponibles ne permettent pas d’établir la cause exacte du décès ni la manière dont le laborantin aurait été exposé. Les données publiques ne sont pas non plus suffisantes pour déterminer si l’incident est resté limité au milieu de laboratoire. L’ECDC poursuit sa surveillance et est en contact avec le bureau régional de l’OMS pour l’Europe.
La peste est provoquée par la bactérie Yersinia pestis, qui circule naturellement chez certains petits mammifères et leurs puces. L’OMS distingue plusieurs formes cliniques de la maladie, dont la peste bubonique et la forme pneumonique. Cette dernière peut être transmise par des particules respiratoires infectées et est grave si elle n’est pas traitée rapidement.
L’ECDC précise toutefois que la transmission de la peste pneumonique nécessite généralement un contact étroit et prolongé avec une personne infectée présentant déjà des symptômes. L’agence indique également qu’aucun cas de peste n’a été enregistré dans l’UE depuis plusieurs décennies et que les antibiotiques disponibles sont efficaces lorsque le diagnostic et le traitement sont réalisés à temps.
Ces caractéristiques générales de la maladie ne permettent pas d’établir ce qui s’est passé à Irkoutsk. La fiche de l’OMS décrit l’épidémiologie et le traitement de la peste de manière générale et ne constitue pas une confirmation indépendante de l’infection du laborantin russe par Yersinia pestis.
Lors du point presse, la Commission a également été interrogée sur la possibilité que l’incident entraîne des restrictions supplémentaires pour les citoyens russes entrant dans l’UE. La réponse n’a pas confirmé une telle mesure. La Commission a précisé que l’évaluation de la situation était en cours et qu’elle ne pouvait pas indiquer à ce stade si des mesures supplémentaires seraient nécessaires.
Par conséquent, la surveillance européenne se concentre pour l’instant sur l’obtention d’informations suffisantes pour évaluer le risque. L’absence de cas secondaires signalés est un élément pertinent, mais elle ne remplace pas l’enquête épidémiologique et microbiologique demandée à la Russie et ne permet pas de tirer de conclusions définitives avant l’obtention de données supplémentaires.
https://2eu.brussels/ro/news/ue-cere-rusiei-date-dupa-moartea-unui-lucrator-de-laborator-cu-suspiciune-de-ciuma-pneumonica
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