Les États-Unis ont élargi les sanctions contre la Cour pénale internationale à sa présidente, la juge Tomoko Akane, et au procureur senior Abdoulaye Seye. L'UE déclare que ces mesures sapent l'activité de la Cour, tandis que la CPI et la présidence de l'Assemblée des États parties mettent en garde contre la pression exercée sur les enquêtes, les juges, les procureurs et l'accès des victimes à la justice.
L'Union européenne a condamné l'élargissement des sanctions américaines contre la Cour pénale internationale après que les États-Unis l'ont ajoutée à la liste des personnes sanctionnées, y compris la présidente de la CPI, la juge Tomoko Akane, et le procureur senior Abdoulaye Seye. La Cour indique que neuf des 18 juges sont désormais sanctionnés par Washington, et la présidence de l'Assemblée des États parties avertit que l'intensification de ces mesures risque d'affecter les enquêtes en cours et les efforts pour tenir responsables les auteurs des crimes internationaux les plus graves.
En bref
Les États-Unis ont élargi les sanctions contre la CPI à la présidente de la Cour, la juge Tomoko Akane du Japon, et à Abdoulaye Seye du Sénégal, procureur senior au Bureau du Procureur.
L'UE déclare que les sanctions contre la Cour, ses fonctionnaires et son personnel sapent son activité et réaffirment son soutien à l'indépendance et à l'intégrité de la CPI.
Après les nouvelles désignations, la CPI indique que neuf de ses 18 juges, deux procureurs adjoints, un ancien procureur et un membre du personnel sont sous sanctions américaines.
La présidence de l'Assemblée des États parties considère que l'élargissement des sanctions risque d'affecter les enquêtes en cours et les efforts internationaux pour garantir la responsabilité pour les crimes graves et la justice pour les victimes.
La CPI déclare qu'elle continuera à fonctionner de manière indépendante et impartiale, et l'Assemblée des États parties demande aux États qui soutiennent le Statut de Rome de rester unis dans leur soutien à la Cour.
Les États-Unis ont élargi les sanctions visant le personnel de la Cour pénale internationale à deux nouvelles personnes dans ses structures de direction et de poursuite : la présidente de la Cour, la juge Tomoko Akane du Japon, et Abdoulaye Seye du Sénégal, procureur senior au Bureau du Procureur.
L'Union européenne a réagi le 19 août en déclarant qu'elle regrette profondément cette décision et que son soutien à la CPI reste inchangé. Bruxelles décrit la Cour comme un élément central du système international de justice pénale et estime qu'elle doit pouvoir exercer son mandat sans pressions, intimidations ou ingérences extérieures.
L'UE avertit que les sanctions dirigées contre la Cour, ses fonctionnaires et son personnel sapent son activité. Le Haut Représentant a réaffirmé l'engagement de l'Union envers le Statut de Rome et a déclaré que l'UE continuera à soutenir la protection de l'indépendance et de l'intégrité de l'institution.
La Cour pénale internationale a à son tour rejeté les nouvelles mesures et les a qualifiées d'attaque contre l'indépendance d'une institution judiciaire impartiale. La CPI souligne que son mandat a été confié par les États parties au Statut de Rome et que les juges, procureurs et autres employés doivent pouvoir exercer ce mandat sans menaces ni mesures coercitives.
Les nouvelles sanctions s'ajoutent à des désignations antérieures visant la direction du Bureau du Procureur et plusieurs juges. Selon la CPI, neuf des 18 juges de la Cour sont désormais sanctionnés par les États-Unis, ainsi que les deux procureurs adjoints, un ancien procureur et un membre du personnel.
La présidence de l'Assemblée des États parties confirme la même extension et parle d'une escalade de l'utilisation des sanctions contre les fonctionnaires et le personnel de la Cour. L'organisme, qui regroupe les États ayant ratifié ou adhéré au Statut de Rome, déclare que les nouvelles mesures interviennent après la sanction de la direction du Bureau du Procureur et de huit juges, avant que la présidente de la CPI ne devienne le neuvième juge visé.
La présidence de l'Assemblée met explicitement en garde contre l'effet que cette pression peut avoir sur l'activité judiciaire. Dans son évaluation, l'élargissement des sanctions risque de saper les enquêtes en cours et d'entraver les efforts internationaux pour établir la responsabilité et offrir justice aux victimes des crimes les plus graves.
Cette formulation ajoute une dimension concrète à la réaction européenne. L'UE parle de la sape de l'activité de la Cour, tandis que l'organisme représentatif des États parties indique la possibilité que la pression sur les juges, procureurs et personnel affecte les enquêtes et l'exercice des fonctions pour lesquelles la CPI a été créée.
L'Assemblée des États parties considère que les sanctions érodent l'engagement commun envers l'état de droit, la lutte contre l'impunité et le maintien d'un ordre international basé sur des règles. Sa présidence demande aux États parties et aux autres acteurs du système du Statut de Rome de continuer à soutenir la Cour et les principes de la justice internationale.
La CPI exprime séparément une préoccupation concernant les victimes. La Cour déclare que les menaces et les mesures coercitives contre ceux qui appliquent la loi peuvent affecter les personnes qui se tournent vers l'institution après que d'autres voies d'accès à la justice ont été épuisées.
La Cour s'occupe de la responsabilité individuelle pour le génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et d'autres infractions relevant de sa compétence. Sa déclaration n'affirme pas que les nouvelles sanctions ont déjà bloqué un certain dossier, mais soutient que les pressions sur le personnel judiciaire peuvent affecter les conditions dans lesquelles l'institution exerce son activité et, implicitement, les intérêts des victimes qui dépendent de ses procédures.
La CPI déclare qu'elle ne modifiera pas son activité en raison des sanctions et qu'elle continuera à exercer son mandat de manière indépendante et impartiale, conformément au Statut de Rome. L'institution réaffirme son soutien à son propre personnel et aux victimes de crimes internationaux et déclare qu'elle continuera à travailler avec les États parties et d'autres partenaires.
Les trois réactions du 19 août se complètent ainsi sans être identiques. L'UE met l'accent sur l'indépendance de la Cour et sur l'effet des sanctions sur son fonctionnement, la CPI souligne l'ampleur des mesures qui affectent ses juges et procureurs et les conséquences pour les victimes, tandis que la présidence de l'Assemblée des États parties met en garde contre le risque pour les enquêtes en cours et pour les efforts internationaux de responsabilité.
Aucune des trois déclarations ne détaille les arguments juridiques invoqués par l'administration américaine pour les nouvelles désignations ni les restrictions concrètes appliquées aux deux personnes sanctionnées. Les documents analysés n'annoncent aucune nouvelle réponse économique ou juridique de l'Union européenne contre les États-Unis.
La réaction européenne reste, à ce stade, un soutien politique et institutionnel à la CPI. L'UE déclare qu'elle continuera à offrir son soutien pour protéger la Cour et son personnel contre les pressions ou menaces extérieures.
La Cour pénale internationale fonctionne sur la base du Statut de Rome, et l'Assemblée des États parties est son organe de surveillance administrative et législative. Elle est composée de représentants des États qui ont ratifié ou adhéré au Statut de Rome.
La présidence de l'Assemblée est actuellement composée de la présidente Päivi Kaukoranta de Finlande et des vice-présidents Michael Imran Kanu de Sierra Leone et Margareta Kassangana de Pologne. La position publiée le 19 août représente ainsi la réaction de la direction de l'organisme des États qui soutiennent le cadre juridique sur lequel la CPI fonctionne.
Après les nouvelles sanctions, la moitié des 18 juges de la Cour sont sous mesures américaines, ainsi que les deux procureurs adjoints, un ancien procureur et un membre du personnel. L'UE, la CPI et la présidence de l'Assemblée des États parties affirment que cette extension peut affecter l'indépendance et l'activité de l'institution, tandis que la Cour déclare qu'elle continuera son mandat.
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