La Commission européenne a ouvert une consultation sur l’utilisation de matières premières d’origine biologique dans les emballages en plastique, afin d’évaluer si des objectifs d’utilisation et des exigences de durabilité sont nécessaires. Les entreprises, les autorités, les chercheurs, les organisations environnementales et les citoyens peuvent transmettre leurs observations jusqu’au 13 janvier 2027 à minuit, heure de Bruxelles. L’initiative lancée le 21 octobre n’introduit pas de quota obligatoire et ne permet pas non plus aux producteurs de remplacer dès à présent le contenu recyclé par du plastique biosourcé.
En bref, la Commission consulte le public sur les matières premières d’origine biologique utilisées dans les emballages en plastique jusqu’au 13 janvier 2027 à minuit, heure de Bruxelles. Elle évalue d’éventuels objectifs d’utilisation, des critères de durabilité, les coûts et la compatibilité avec le recyclage. Les producteurs, les recycleurs, les autorités et les citoyens peuvent contribuer. Le remplacement du contenu recyclé n’est qu’une option législative possible, liée à l’indisponibilité de technologies appropriées pour les emballages alimentaires conformes aux exigences de l’UE. Le plastique biosourcé n’est pas automatiquement biodégradable, compostable ou recyclable. La source de la biomasse et les effets sur l’ensemble du cycle de vie sont pris en compte dans l’évaluation. L’évaluation de la Commission doit être achevée d’ici le 12 février 2028. Il ne s’agit pas d’une échéance de mise en conformité pour les producteurs, et la consultation ne modifie pas les obligations actuelles. Les réponses doivent être transmises via Have Your Say et peuvent être rédigées dans n’importe quelle langue officielle de l’UE. Toute nouvelle règle éventuelle nécessiterait une proposition législative et son adoption.
La consultation porte sur la disponibilité des matières premières, les performances des matériaux, l’impact environnemental de la production et la compatibilité des emballages avec le recyclage. La Commission examine si des mesures visant à stimuler la demande pourraient réduire l’utilisation de matières premières fossiles sans compromettre les objectifs de l’économie circulaire. Pour les producteurs d’emballages, l’industrie alimentaire et les recycleurs de Roumanie, il s’agit d’une occasion de présenter les coûts, les difficultés technologiques et les données relatives aux matériaux utilisés.
Les matières premières d’origine biologique peuvent provenir de biomasse, de déchets organiques ou de sous-produits. Leur origine ne garantit pas que le plastique obtenu soit biodégradable, compostable ou recyclable dans les installations existantes. L’évaluation doit tenir compte de la source de la biomasse, de l’utilisation des terres, de l’énergie consommée et des effets sur l’ensemble du cycle de vie, et pas seulement du remplacement d’une ressource fossile.
L’une des options examinées concerne le lien avec les objectifs de contenu recyclé dans les emballages. La législation prévoit la possibilité d’une future proposition autorisant l’utilisation de matières premières issues de plastiques biosourcés à la place du contenu récupéré à partir de déchets plastiques post-consommation, si aucune technologie appropriée de recyclage des emballages destinés au contact alimentaire et conforme aux exigences européennes de sécurité n’est disponible.
Cette condition ne constitue pas une dérogation qu’un producteur pourrait invoquer dès maintenant et n’établit pas d’équivalence générale entre le matériau biosourcé et le matériau recyclé. L’absence d’une installation de recyclage propre ne constitue pas, en soi, le critère prévu par le règlement. Une proposition législative de la Commission et l’adoption de nouvelles règles seraient nécessaires ; la consultation ne modifie pas les obligations existantes.
L’évaluation doit être achevée d’ici le 12 février 2028, conformément au règlement européen relatif aux emballages et aux déchets d’emballages. L’article 8 impose de prendre en compte les critères européens de durabilité de la biomasse et prévoit, si les résultats le justifient, une proposition législative concernant les exigences de durabilité, les objectifs d’utilisation et l’éventuel remplacement du contenu recyclé. Cette date correspond au délai fixé pour l’évaluation de la Commission, et non à une nouvelle échéance de mise en conformité pour les fabricants.
Les observations doivent être transmises au moyen du questionnaire disponible sur la plateforme Have Your Say. La Commission précise que les réponses peuvent être rédigées dans n’importe quelle langue officielle de l’UE, même si l’annonce du lancement indiquait que la consultation était initialement disponible en anglais. Les participants peuvent fournir des éléments concernant l’approvisionnement, les coûts, la recyclabilité et les effets possibles des mesures sur la chaîne de production.
L’initiative s’inscrit dans la stratégie européenne en faveur d’une bioéconomie compétitive et durable. À ce stade, la Commission recueille des données afin de déterminer quelles interventions sont justifiées. Les éventuels objectifs concernant les matériaux d’origine biologique dépendront de l’évaluation et du futur processus législatif, tandis que les emballages devront continuer à être gérés correctement après leur utilisation.
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