Les entreprises opérant en Ukraine peuvent désormais demander une assurance contre les risques de guerre également pour les marchandises entreposées temporairement, après l’extension du dispositif mis au point par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et Aon. Le changement annoncé le 13 octobre ajoute une protection pour une étape du circuit commercial durant laquelle les biens restent exposés aux attaques entre deux transports.
En bref, le dispositif est étendu aux marchandises entreposées temporairement ainsi qu’au transport et au stockage de certains actifs du secteur gazier. La capacité de garantie augmente de 40 millions d’euros, passant à 150 millions, avec un soutien supplémentaire de l’UE. Universalna et USG rejoignent les trois assureurs déjà participants, INGO, Colonnade et UNIQA. La BERD et Aon indiquent que plus de 500 millions d’euros ont été couverts par réassurance, au moyen de près de 10 000 polices. Les entreprises demandent les polices auprès des assureurs ou des intermédiaires, tandis que les conditions et les limites sont fixées au cas par cas.
L’extension concerne le Mécanisme de garantie pour le redressement et la reconstruction de l’Ukraine, connu sous l’abréviation URGF. Celui-ci a été créé pour réintroduire une capacité internationale de réassurance sur un marché que de nombreux acteurs avaient quitté après l’invasion russe à grande échelle en 2022. Sans la possibilité de transférer une partie du risque, il était plus difficile pour les assureurs locaux de proposer aux entreprises une protection contre les pertes causées par la guerre.
La capacité de garantie du mécanisme passe de 110 à 150 millions d’euros. Le soutien supplémentaire est assuré par l’Union européenne dans le cadre d’investissement pour l’Ukraine. Le plafond soutient la capacité du marché à prendre en charge les risques et ne constitue pas une somme distribuée directement aux entreprises. Selon la BERD, la capacité initiale était déjà entièrement utilisée par les assureurs participants et leurs clients.
Outre les marchandises entreposées temporairement, l’extension couvre le transport et le stockage de certains actifs du secteur gazier. Ces catégories s’ajoutent au transport intérieur de marchandises, aux dommages subis par les véhicules automobiles et au matériel roulant ferroviaire, pour lesquels le dispositif offrait déjà une protection.
Une entreprise intéressée souscrit la police auprès d’un assureur, qui peut transférer une partie du risque pris en charge à un réassureur. Dans le mécanisme administré par Aon, le réassureur international MS Amlin participe avec le soutien de la garantie de la BERD. Ainsi, une partie des pertes potentielles est prise en charge hors du bilan de l’assureur local, ce qui lui permet d’offrir une couverture plus importante que celle qu’il pourrait financer avec ses seules ressources.
Universalna et USG rejoignent désormais INGO, Colonnade et UNIQA. Les entreprises peuvent demander des informations et des offres aux assureurs participants ou par l’intermédiaire de courtiers. UNIQA précise dans son annonce du 13 octobre que les conditions et les limites de responsabilité sont fixées au cas par cas. Pour un entrepôt ou un transport, la protection effective dépend des biens et des risques inscrits dans la police, ainsi que des limites et exclusions contractuelles.
Avant l’annonce de l’extension, le dispositif avait soutenu plus de 500 millions d’euros de couverture par réassurance pour des biens et des véhicules, au moyen de près de 10 000 polices, selon la BERD et Aon. Le montant cumulé peut dépasser la garantie, car la capacité est réutilisée pour des polices successives, généralement de courte durée.
La documentation officielle de la Suisse, l’un des donateurs du mécanisme, explique le rôle du soutien public dans l’absorption des pertes initiales et l’attraction de capacités privées. L’objectif est de rétablir un marché sur lequel les entreprises puissent acheter une protection commerciale et poursuivre leurs activités en temps de guerre. Pour une entreprise qui souhaite protéger ses marchandises entre deux transports, l’étape suivante consiste à demander une offre pour les biens et le lieu de stockage concernés.
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