BAROMÈTRE Informat.ro - INSCOP Research - XIVe édition, septembre 2026. Chapitre II : Perception de la population concernant le système éducatif
Selon le BAROMÈTRE Informat.ro – INSCOP Research, XIVe édition, réalisé du 1er au 7 septembre 2026, les Roumains sont partagés concernant la préparation des établissements scolaires pour la rentrée scolaire, et se prononcent en faveur de l’introduction des uniformes, de la vidéosurveillance audio et des tests antidrogue.
Le BAROMÈTRE Informat.ro – INSCOP Research est un sondage d’opinion mensuel réalisé par INSCOP Research à la demande de la plateforme d’information Informat.ro, en partenariat avec le think tank Strategic Thinking Group.
Le BAROMÈTRE Informat.ro – INSCOP Research vise à porter à l’attention du public des thèmes d’intérêt afin de stimuler des conversations nationales sur des sujets variés et des politiques publiques essentielles pour le présent et l’avenir de la Roumanie, en partant de l’opinion des Roumains, en partenariat avec des centres de réflexion et des institutions universitaires prestigieuses. Il s’agit d’une démarche par laquelle nous entendons contribuer à la consolidation de la démocratie grâce à l’utilisation d’outils scientifiques et crédibles qui placent la voix des citoyens au premier plan du débat public.
Méthodologie : Les données ont été recueillies du 1er au 7 septembre 2026. Méthode de recherche : entretien au moyen d’un questionnaire. Les données ont été recueillies selon la méthode CATI (entretiens téléphoniques), l’échantillon aléatoire simple étant composé de 1100 personnes, représentatives des catégories sociodémographiques significatives (sexe, âge, profession) de la population non institutionnalisée de Roumanie, âgées de 18 ans et plus. La marge d’erreur maximale admise des données est de ± 2.95 %, avec un niveau de confiance de 95 %.
La présentation graphique des données est disponible ici.
Remus Ștefureac, directeur d’INSCOP Research : Les données indiquent une société fortement divisée concernant la capacité du système éducatif à se préparer correctement, mais très déterminée lorsqu’il s’agit d’introduire des règles plus strictes dans les écoles. Le soutien élevé en faveur des tests antidrogue et de la vidéosurveillance audio suggère que, dans la perception du public, la sécurité des enfants tend à primer sur les préoccupations relatives à l’autonomie individuelle ou à la protection de la vie privée. C’est un signal pertinent concernant le niveau d’inquiétude sociale associé au milieu scolaire et l’attente que les institutions interviennent plus fermement pour prévenir les risques. L’uniforme scolaire semble être perçu moins comme un instrument de discipline que comme un mécanisme visant à réduire les différences sociales visibles entre les enfants. Le soutien constant dont il bénéficie indique une très grande sensibilité du public aux inégalités qui se manifestent au sein de l’école. Au-delà de la réduction de la discrimination, ce résultat peut également indiquer un besoin plus général d’ordre, de prévisibilité et de repères communs dans l’espace scolaire.
Niveau de préparation des écoles
45.3 % des participants au sondage considèrent que les écoles de Roumanie sont très bien ou plutôt bien préparées pour la rentrée scolaire (8 % très bien préparées et 37.3 % plutôt bien préparées), tandis que 45.5 % estiment que les établissements scolaires sont plutôt mal ou très mal préparés (25.4 % plutôt mal préparés et 20.1 % très mal préparés). 8.5 % ne savent pas / ne peuvent pas se prononcer et 0.7 % ne répondent pas.
Estiment que les écoles de Roumanie sont bien préparées pour la rentrée scolaire dans une proportion supérieure à celle du reste de la population : les électeurs du PSD et de l’AUR, les personnes âgées de 30 à 44 ans, les habitants des grandes zones urbaines et les employés du secteur public.
Estiment que les écoles sont mal préparées pour la rentrée scolaire dans une proportion supérieure à la moyenne de l’échantillon : les électeurs de l’USR, les jeunes de 18 à 29 ans, les habitants de Bucarest et des petites zones urbaines, ainsi que les employés du secteur privé.
Uniforme scolaire
77 % des personnes interrogées considèrent que l’uniforme scolaire obligatoire réduirait la discrimination entre les élèves dans une très grande ou assez grande mesure (52.9 % dans une très grande mesure et 24.1 % dans une assez grande mesure). En revanche, 20.6 % expriment leur désaccord avec cette mesure (8.1 % sont d’accord dans une assez faible mesure et 12.5 % dans une très faible mesure/pas du tout). Les non-réponses totalisent 2.4 %.
Considèrent que l’uniforme obligatoire réduirait la discrimination dans une proportion supérieure à celle du reste de la population : les électeurs du PSD et de l’AUR, les femmes, les personnes âgées de 60 ans et plus, les personnes ayant une éducation primaire et les employés du secteur public.
Les personnes âgées de plus de 45 ans, celles ayant un niveau d’éducation primaire ou secondaire, les habitants des grandes zones urbaines et les employés du secteur public sont plus nombreux que la moyenne à estimer que l’uniforme scolaire ne réduirait pas la discrimination.
Introduction des tests antidrogue
83.4 % des répondants sont tout à fait ou plutôt favorables à l’introduction de tests antidrogue parmi les élèves âgés de plus de 14 ans (60.8 % tout à fait favorables et 22.6 % plutôt favorables). À l’opposé, 15.2 % expriment leur désaccord avec une telle mesure (5 % sont d’accord dans une assez faible mesure et 10.2 % dans une très faible mesure/pas du tout). La proportion de ceux qui ne savent pas ou ne répondent pas est de 1.4 %.
Sont favorables à l’introduction des tests antidrogue dans les écoles dans une proportion supérieure à celle du reste de la population : les électeurs de l’AUR, les personnes âgées de plus de 45 ans, celles ayant une éducation secondaire, les utilisateurs de TikTok et les employés du secteur public.
Les électeurs de l’USR, les jeunes de 18 à 29 ans, les personnes ayant fait des études supérieures et les habitants de Bucarest expriment leur désaccord avec les tests antidrogue des élèves de plus de 14 ans dans une proportion supérieure à la moyenne.
Vidéosurveillance audio
74.5 % des personnes interrogées sont tout à fait ou plutôt favorables à ce que les salles de classe soient surveillées en permanence par audio et vidéo (51 % tout à fait favorables et 23.5 % plutôt favorables). En revanche, 22.8 % sont plutôt ou très peu favorables/pas du tout favorables à cette mesure (7.5 % dans une assez faible mesure et 15.3 % dans une très faible mesure/pas du tout). Les non-réponses représentent 2.7 %.
Soutiennent la vidéosurveillance audio permanente dans les salles de classe dans une proportion supérieure à la moyenne : les électeurs du PSD et de l’AUR, les femmes, les personnes âgées de 60 ans et plus, celles ayant une éducation primaire ou secondaire, les habitants des zones rurales et les utilisateurs de TikTok.
Les électeurs de l’USR, les jeunes de 18 à 29 ans, les personnes ayant fait des études supérieures, les habitants de Bucarest, les habitants des zones urbaines de plus de 90 000 habitants, les utilisateurs d’Instagram et les employés du secteur privé rejettent cette mesure dans une proportion supérieure à celle du reste de la population.
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