La décision du Conseil de soutenir l'accord commercial UE-Mercosur permet de passer à l'étape de la signature politique d'un accord négocié pendant 25 ans, présenté par la Commission européenne comme un instrument clé pour la compétitivité, la diversification du commerce et les partenariats globaux.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué la décision du Conseil de l'Union européenne de soutenir l'accord commercial UE-Mercosur, affirmant que cela envoie un signal politique fort concernant la direction stratégique de l'Union dans un contexte mondial marqué par des tensions commerciales et une fragmentation économique.
En résumé
1. Le Conseil de l'UE a décidé de soutenir l'accord UE-Mercosur.
2. La signature politique de l'accord sous la présidence du Paraguay suivra.
3. Les négociations ont duré 25 ans.
4. L'accord crée un marché d'environ 700 millions de personnes.
5. La Commission estime des économies annuelles d'environ 4 milliards d'euros pour les exportateurs de l'UE.
Dans sa déclaration, la présidente de la Commission a souligné que la décision du Conseil permet à l'Union européenne d'avancer vers la signature politique de l'accord UE-Mercosur, qualifié d'accord "substantiel et mutuellement avantageux". Von der Leyen a affirmé que l'accord reflète l'engagement de l'UE pour la croissance économique, la compétitivité et la diversification des relations commerciales, dans un monde décrit comme "de plus en plus hostile et transactionnel".
L'accord UE-Mercosur devrait créer la plus grande zone de libre-échange au monde, réunissant environ 700 millions de personnes. Selon la Commission, environ 60 000 entreprises européennes exportent déjà vers les États du Mercosur, et la moitié d'entre elles sont des petites et moyennes entreprises qui bénéficieraient de la réduction des tarifs, de procédures douanières simplifiées et d'économies estimées à environ 4 milliards d'euros par an en taxes à l'exportation. Les exportations de l'UE vers le Mercosur devraient augmenter de près de 50 milliards d'euros d'ici 2040.
En même temps, la Commission a reconnu les préoccupations exprimées par les agriculteurs et le secteur agricole européen. La déclaration mentionne l'existence de mécanismes de protection pour l'agriculture, le renforcement des contrôles à l'importation et l'inclusion de 350 indications géographiques européennes, un nombre plus élevé que dans tout autre accord commercial de l'UE.
Au-delà de la dimension économique, von der Leyen a présenté l'accord comme une plateforme pour le dialogue politique et la coopération stratégique entre l'UE et le Mercosur, visant à renforcer la relation avec l'Amérique latine et à donner à l'Union un rôle plus actif dans la modélisation du commerce mondial.
L'accord UE-Mercosur est le résultat de négociations commencées il y a 25 ans et a été, au fil du temps, un dossier politiquement sensible dans plusieurs États membres. La décision du Conseil ne signifie pas l'entrée immédiate en vigueur de l'accord, mais permet de passer à l'étape de la signature politique et, par la suite, aux procédures de ratification. Dans la présentation de la Commission, l'accord fait partie d'une stratégie plus large par laquelle l'UE cherche à réduire ses dépendances commerciales, à renforcer son autonomie stratégique et à réaffirmer son rôle de partenaire commercial prévisible.