Les Suisses ont rejeté par référendum, avec 71 % des voix, l’initiative populaire visant à renforcer la neutralité du pays et à limiter les sanctions économiques contre d’autres États. La proposition, soutenue par la droite nationaliste, aurait modifié la Constitution et aurait exclu la participation à toute alliance militaire, ainsi que la reprise des sanctions économiques contre un pays tiers, à l’exception de celles imposées par l’Organisation des Nations unies.
Le résultat maintient l’interprétation flexible actuelle de la neutralité suisse. Laurence Fehlmann Rielle, parlementaire socialiste, a déclaré à la télévision publique RTS que le vote montre l’attachement à une politique permettant à la Suisse d’adopter des sanctions et de se positionner face aux évolutions internationales.
La neutralité est inscrite dans la Constitution fédérale de 1848, et la Suisse s’est traditionnellement abstenue de participer aux guerres entre États tiers. Au cours des dernières décennies, le pays a coopéré avec l’OTAN sans en devenir membre et a soutenu des sanctions contre la Russie, ce qui a relancé le débat sur les limites de la neutralité et sur les relations avec l’Union européenne et l’OTAN.
L’initiative a été lancée par l’organisation souverainiste Pro Suisse et soutenue par l’Union démocratique du centre, principale force politique de droite en Suisse. Ses partisans ont réclamé une neutralité stricte, tandis que le gouvernement et les partis favorables à une approche flexible ont fait valoir que celle-ci n’implique pas d’ignorer les violations du droit international.
Sources
Dernières actualités
22:57
22:50
22:36
22:14
21:56
Voir plus d’actualités