Les électeurs suisses sont appelés à décider par référendum si la neutralité du pays doit être réaffirmée et si le gouvernement doit être empêché de soutenir des sanctions contre les États impliqués dans des conflits, à l’exception de celles approuvées par l’ONU.
L’initiative est promue par l’Union démocratique du centre, le parti disposant du plus grand nombre de sièges au Parlement, qui critique la décision du gouvernement de se joindre aux sanctions de l’Union européenne contre la Russie. L’exécutif bernois qualifie les actions de Moscou de guerre d’agression contre l’Ukraine.
La proposition limiterait également la coopération de la Suisse avec les alliances militaires. Le pays n’est pas membre de l’OTAN, mais collabore avec l’Alliance depuis environ trois décennies et participe à des exercices communs. En cas d’adoption, la coopération ne serait autorisée que si la Suisse était confrontée à une menace directe.
Les partisans de l’initiative affirment que le rapprochement avec l’UE et l’OTAN porte atteinte à la sécurité et à la liberté d’action du pays. Le gouvernement fédéral et le Parlement s’y opposent, faisant valoir que la Constitution actuelle offre déjà suffisamment de flexibilité pour défendre les intérêts nationaux.
La neutralité de la Suisse est consacrée par la Constitution depuis le XIXe siècle, mais son interprétation fait l’objet d’un débat intense depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
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