Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Cambridge, la plus grande source d'émissions de gaz à effet de serre associée à la Coupe du Monde de Football de 2026 ne provient pas des stades, mais du transport des supporters.
Le tournoi générera environ 4,23 millions de tonnes de CO₂, l'équivalent des émissions annuelles de l'Islande, 82 % de cette empreinte étant le résultat des vols internationaux vers les États-Unis, le Canada et le Mexique. Près de 3 millions de tonnes de CO₂ proviendront exclusivement des vols des fans.
L'extension de la compétition de 32 à 48 équipes ajoutera encore 600 000 tonnes de CO₂. L'étude souligne que la majorité des spectateurs internationaux viennent d'Europe, ce qui amplifie l'impact climatique. Les auteurs comparent la situation au concert de Coldplay en 2024, qui a mis en œuvre des mesures pour réduire les émissions grâce à des incitations pour le transport durable.
Les chercheurs suggèrent d'appliquer des stratégies similaires dans les compétitions sportives, y compris des réductions pour ceux qui choisissent des transports à faibles émissions. Ils proposent également d'évaluer l'impact climatique avant la désignation des hôtes, afin de minimiser la nécessité de vols sur de longues distances.
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