Au cours des dernières semaines, des responsables du Pentagone ont indiqué à certains gouvernements européens que les déclarations critiques envers la Russie pourraient nuire à la sécurité du continent, selon une enquête de Reuters fondée sur des informations fournies par quatre sources au fait des discussions.
Les États concernés seraient notamment l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, situées sur le flanc oriental de l’OTAN. Il n’est pas établi si des messages similaires ont également été transmis à la Roumanie. Les discussions bilatérales auraient été menées sans ton conflictuel, et l’un des principaux responsables américains impliqués aurait été Elbridge Colby, sous-secrétaire à la Défense chargé de la politique.
Washington aurait recommandé d’éviter les formulations présentant la Russie comme un pays désespéré ou comme un « animal acculé ». Ces recommandations ont suscité la perplexité de certains responsables européens, qui estiment que leurs positions sont déjà modérées. Le Pentagone a refusé de commenter ces discussions confidentielles.
Cette nouvelle approche intervient dans un contexte marqué par les avertissements concernant l’intensification des actes de sabotage attribués à Moscou et par l’analyse menée par l’administration de Donald Trump sur une éventuelle réduction des effectifs américains en Europe. Pour la Roumanie, membre de l’OTAN et voisine de l’Ukraine, une éventuelle diminution de la présence militaire américaine constitue un enjeu de sécurité important.
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