Le Parlement tchèque a rejeté jeudi la motion de censure déposée par l’opposition contre le gouvernement dirigé par le Premier ministre Andrej Babiš, environ deux semaines avant les élections locales et sénatoriales prévues les 9 et 10 octobre. La motion n’a pas obtenu les 101 voix nécessaires à la destitution du cabinet et le gouvernement de coalition poursuit son mandat.
Après trois jours de débats, seuls 83 parlementaires ont voté en faveur de la motion, tandis que 94 parlementaires de la coalition se sont prononcés contre, selon la chaîne publique tchèque ČT24, citée par Politico.
L’opposition a lancé la procédure principalement en raison du projet de budget pour 2027, qui pourrait entraîner un déficit de 386 milliards de couronnes, soit environ 15,8 milliards d’euros. Il s’agirait du deuxième déficit le plus élevé de l’histoire de la Tchéquie.
Un autre argument invoqué a été le supposé conflit d’intérêts du Premier ministre. En décembre 2025, Babiš a promis qu’il romprait tous ses liens avec Agrofert, le groupe agroalimentaire et chimique qu’il détenait. La Commission européenne a toutefois estimé, en septembre, que les mesures adoptées n’avaient pas résolu le problème et a suspendu certaines subventions accordées à l’entreprise.
Babiš a rejeté les accusations et affirmé que ses adversaires tentaient simplement de le discréditer. Les élections locales et le scrutin pour un tiers du Sénat constitueront le prochain test électoral pour le Premier ministre et sa coalition. Les électeurs décideront également de la composition des conseils locaux, qui comptent plus de 6 000 mandats.
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