Quelques semaines auparavant, une cyberattaque avait affecté en France les systèmes de réfrigération de certains supermarchés, ciblant des versions plus anciennes du logiciel fourni par Danfoss, utilisé pour la surveillance à distance des équipements frigorifiques ; selon les informations rapportées, les hackers auraient exploité la fonction automatique de dégivrage et, dans certains cas, les températures seraient montées jusqu’à environ 50 degrés Celsius, entraînant la compromission des stocks en quelques heures. Des problèmes ont été signalés chez Intermarché, E.Leclerc et Super U, tandis qu’à Haguenau, les pertes signalées par les magasins se sont élevées à environ 270.000 euros, alors que l’ampleur nationale n’était pas encore totalement connue.
Par la suite, après que les incidents se sont étendus à plusieurs pays européens, la Commission européenne a convoqué des réunions avec l’ENISA et Europol, ainsi qu’avec les autorités nationales par l’intermédiaire du réseau EU-CyCLONe, afin d’échanger des informations et de coordonner la réponse. Les enquêtes sont toutefois restées au niveau national, et la Commission n’a attribué les attaques ni à un État ni à un groupe ; en Belgique, une enquête pénale a également été ouverte concernant les perturbations des installations frigorifiques signalées dans les magasins.