Le gouvernement du Canada a annoncé mercredi de nouvelles sanctions contre cinq hauts responsables iraniens et cinq entités contrôlées par l’État iranien, accusés d’être impliqués dans la répression brutale de la population et la restriction des libertés fondamentales.
Selon le ministère canadien des Affaires étrangères, les personnes visées travaillent dans le domaine de la sécurité et au sein du gouvernement de Téhéran. Les responsables et les entités sanctionnés auraient contribué à la surveillance numérique, à la censure, à l’usage illégal de la violence, aux détentions arbitraires et à l’intimidation de ceux qui contestent le régime.
Ces nouvelles mesures interviennent après les manifestations déclenchées à la fin du mois de décembre par la hausse du coût de la vie. Les manifestations se sont rapidement transformées en protestations antigouvernementales de grande ampleur, qui ont atteint leur point culminant les 8 et 9 janvier.
Les autorités iraniennes ont reconnu plus de 3 000 morts et ont attribué les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël. Des organisations non gouvernementales basées à l’étranger soutiennent toutefois que la répression a fait des milliers de victimes.
Depuis 2022, le Canada a imposé 24 séries de sanctions contre 237 personnes et 265 entités iraniennes. Les protestations de cette année-là avaient éclaté après la mort en détention de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le code vestimentaire imposé aux femmes.
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