L’Iran a menacé mercredi de rendre inopérants les aéroports des États voisins qui appliquent les sanctions américaines et empêchent les compagnies aériennes iraniennes d’y opérer. L’avertissement a été lancé par Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale à Téhéran, le premier jour de l’entrée en vigueur des nouvelles mesures adoptées par Washington.
Les principales compagnies aériennes iraniennes ont annulé une partie de leurs vols internationaux, dans un contexte de menace de sanctions secondaires contre les pays qui leur permettent d’accéder à leur territoire. Mahan Air a suspendu ses vols vers la Turquie, tandis que les liaisons vers l’Irak, Oman, le Qatar, la Géorgie et l’Azerbaïdjan ont été affectées. La Géorgie et Oman ont interdit les vols des opérateurs iraniens, tandis que l’aéroport de Bagdad n’accueille plus d’appareils iraniens.
La Chine a rejeté les sanctions américaines et autorisé l’atterrissage d’un avion de Mahan Air. Iran Air affirme n’avoir reçu aucune notification officielle de la Turquie, de l’Azerbaïdjan ou de l’Irak concernant l’interdiction des vols, mais aucune liaison au départ de Téhéran n’était programmée mercredi.
Les États-Unis ont inscrit l’ensemble du secteur aérien iranien sur la liste des sanctions le 8 septembre. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de l’opération « Paria économique », lancée le 24 août, par laquelle Washington tente de faire pression sur Téhéran dans le contexte du conflit et des négociations concernant le détroit d’Ormuz.
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