Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que la Russie souhaitait que l’Ukraine devienne une « zone tampon » après la fin de la guerre et a rejeté toute solution d’après-guerre dans laquelle l’actuel gouvernement de Kiev resterait au pouvoir.
Lors d’une intervention à la télévision d’État, Lavrov a soutenu que Moscou avait besoin de garanties contre de futures menaces provenant de l’Ukraine. Il a accusé les autorités de Kiev de maintenir un « régime russophobe, agressif et néonazi » et a affirmé que la Russie ne pouvait pas accepter sa continuation.
Ces déclarations ont été faites dans le contexte d’efforts diplomatiques intensifiés, après la rencontre, à Moscou, entre Vladimir Poutine et les envoyés spéciaux des États-Unis, Jared Kushner et Steve Witkoff. Les discussions n’ont pas produit de progrès significatifs, et les attaques ont repris.
L’idée d’une zone tampon à la frontière russo-ukrainienne est promue par le Kremlin depuis plusieurs années. Poutine a publiquement défendu ce concept à partir de 2023, tandis que Moscou a indiqué qu’il cherchait à conserver les territoires occupés et à étendre son contrôle sur certaines régions ukrainiennes.
Lavrov a également rejeté l’idée de négociations de paix substantielles à l’heure actuelle, affirmant que la Russie poursuivrait la guerre jusqu’à ce que l’Occident fasse des concessions. Il a critiqué les nouvelles propositions occidentales concernant la cessation du conflit et a accusé les soutiens de l’Ukraine d’avoir bloqué les accords de paix.
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