Le président bolivien Rodrigo Paz a annoncé samedi l'imposition de l'état d'urgence en Bolivie pour libérer les routes bloquées par les manifestations des agriculteurs et des partisans de l'ancien président Evo Morales, qui demandent sa démission.
La mesure a été communiquée par les réseaux sociaux et la télévision, quelques heures après la signature d'un accord avec la Central Obrera Boliviana (COB) pour pacifier le pays, accord rejeté par d'autres secteurs. Paz a affirmé que les Boliviens ne peuvent pas être des otages des blocages qui affectent leur vie quotidienne. Il a ordonné à la police et aux forces armées de rétablir le transport libre et de garantir la sécurité de la population.
Le président a accusé les manifestations de faire partie d'une stratégie de déstabilisation orchestrée par le narcoterrorisme et a mentionné que, bien qu'il ait cherché le dialogue, il a décidé de déclarer l'état d'urgence après avoir épuisé toutes les options. La mesure interdit les blocages routiers et l'utilisation de la violence, et les manifestations ont entraîné des pénuries de nourriture et de carburant, faisant au moins 16 morts.
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