Une enquête de NBC News montre que les vidéos de prisonniers de guerre ukrainiens sont utilisées en Russie pour donner l’impression que les militaires rejettent leur propre pays et soutiennent la fin de la guerre. Des milliers de ces enregistrements ont été diffusés sur les réseaux sociaux et, dans certains cas, par des chaînes de télévision contrôlées par l’État.
L’un des cas est celui de Volodimir Srebrodolskyy, capturé sur le front dans l’est de l’Ukraine. Dans une vidéo publiée sur Telegram, il déclarait ne pas vouloir retourner en Ukraine. Les habitants de son village natal, Karpylivka, ont interprété ces images comme la preuve d’une trahison, alors que le soldat était détenu. Après sa mort, son enterrement dans le village a été contesté et son corps a été inhumé à environ 100 kilomètres de là.
Une autopsie réalisée après son rapatriement en avril 2025 a fait état d’une plaie abdominale provoquée par arme blanche. Les procureurs ukrainiens ont ouvert une enquête, qui est toujours en cours.
D’anciens prisonniers ont raconté avoir été battus, intimidés et contraints de formuler des déclarations favorables à la Russie. L’ONU a constaté que 96 % des plus de 850 prisonniers ukrainiens interrogés avaient fait état de tortures ou de mauvais traitements. L’accès des observateurs internationaux aux centres de détention en Russie reste limité.
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