Retrouvez toujours nos actualités sur Google
Dans l'éventualité où le CSAT approuve la demande des États-Unis d'utiliser la base Mihail Kogălniceanu pour le déploiement de capacités militaires, la prochaine étape est que, sur la base de la loi 291/2007, le président émet l'acte par lequel il autorise officiellement l'entrée et le stationnement de ces capacités. En résumé, la loi stipule que pour la préparation ou la conduite d'opérations militaires, la présence de troupes étrangères est décidée par le chef de l'État, après consultation du CSAT, avec information – et, s'il n'existe pas de traités couvrants, avec l'approbation – du Parlement.
La loi 291/2007 trace très clairement les étapes suivantes. S'il s'agit de la préparation ou de la conduite d'opérations militaires, l'entrée, le stationnement et le transit des forces étrangères sont approuvés par le Président, sur proposition du Premier ministre, après consultation du CSAT.
Pratiquement, après la réunion du CSAT :
1. Le Premier ministre formule une proposition de décision au Président de la Roumanie, en accord avec les conclusions du Conseil. 2. Le Président décide s'il approuve ou non la demande des États-Unis, sur la base de l'article 4 de la loi 291/2007. 3. La décision est généralement suivie d'un communiqué public de l'Administration présidentielle, qui annonce en grandes lignes ce qui a été décidé.
Si les opérations américaines sont entièrement couvertes par des traités auxquels la Roumanie est déjà partie, le Président informe le Parlement de la décision dans un délai de cinq jours. Si, au contraire, les activités ne sont pas exécutées sur la base de tels traités, le Président doit demander l'approbation du Parlement avant d'approuver le déploiement.
C'est l'enjeu déjà annoncé publiquement : un éventuel accord en CSAT ouvrirait la voie à un vote au Parlement, sans lequel la mission ne peut avoir lieu.
Que dit exactement la loi 291/2007
La loi 291/2007 est le "manuel de procédure" pour la présence militaire étrangère en Roumanie. Quelques dispositions sont essentielles pour le contexte de Kogălniceanu :
Article 3 : L'établissement de bases ou de commandements militaires étrangers sur le territoire de la Roumanie se fait avec l'approbation du Parlement. (La base 57 Mihail Kogălniceanu, dans sa forme actuelle, repose sur des accords déjà approuvés ; il ne s'agit pas de créer une nouvelle base, mais de demander une nouvelle utilisation d'une infrastructure existante.)
Article 4 : Pour la préparation et/ou la conduite d'opérations militaires, l'entrée/stationnement/transit est approuvé par le Président, sur proposition du Premier ministre, après consultation du CSAT. Le Président informe le Parlement de la décision ; s'il n'existe pas de traités qui couvrent les activités, il demande au préalable l'approbation du Parlement.
Article 5 : Pour des opérations autres que celles de l'article 4 (exercices, transit, autres activités), la décision est généralement prise au niveau du Ministère de la Défense pour les États de l'OTAN/UE/PfP ou ceux ayant des accords dans le domaine. Ce n'est pas le cas ici, où le scénario est explicitement lié à de possibles opérations militaires réelles.
Article 8 : Les détails concrets – nombre de militaires, type d'aéronefs, armements, durée, régime logistique et juridique – sont établis par des accords techniques entre le Ministère de la Défense et la partie expéditrice. En d'autres termes, la politique décide "oui ou non", et les spécialistes militaires et juridiques négocient "avec qui, avec quoi et pour combien de temps".
Le Président doit-il demander l'approbation du Parlement ?
La réponse dépend strictement du fondement juridique de la mission, tel que le qualifient les autorités roumaines. Si la mission américaine à Kogălniceanu est couverte par des traités existants (OTAN, SOFA, l'accord États-Unis-Roumanie de 2005), d'un point de vue strictement normatif, le Président n'est pas obligé de demander l'approbation du Parlement, mais seulement de l'informer.
Le Président doit demander l'approbation du Parlement seulement s'il estime que les activités ne sont pas couvertes par les traités internationaux auxquels la Roumanie est partie ; sinon, il informe le Parlement a posteriori. Dans le cas concret de la demande des États-Unis pour Kogălniceanu, le signal public est que le pouvoir politique choisit le scénario avec vote parlementaire, même s'il existe des accords bilatéraux et de l'OTAN, justement à cause du profil sensible de la mission (soutien aux interventions au Moyen-Orient).
Le rôle du Parlement et ce qui suit après le CSAT
La loi accorde au Parlement deux rôles distincts.
Le premier est un rôle de contrôle et d'information : le Gouvernement doit informer périodiquement le Parlement sur la situation des forces armées étrangères présentes sur le territoire de la Roumanie. Dans le cas de Kogălniceanu, un nouveau déploiement américain devrait être inclus dans ces rapports.
Le second est le rôle de décideur final, lorsque les activités des forces étrangères ne sont pas couvertes par les traités en vigueur ou lorsqu'il est nécessaire de modifier/terminer certains accords internationaux. Dans ce scénario, après que le CSAT ait donné son accord et que le Président ait exprimé son intention, le Parlement doit voter l'approbation de la mission ou la ratification d'un nouvel accord.
Des sources citées dans l'espace public disent déjà qu'un éventuel accord en CSAT le 11 mars serait suivi d'un vote au Parlement pour autoriser l'utilisation de la base Kogălniceanu par les avions américains. Sans ce vote, l'opération ne peut pas se dérouler, même s'il existe une décision politique favorable au niveau du CSAT et du Président.
Analyse réalisée avec le soutien de Perplexity
Lisez aussi :
Dernières actualités
21:15
20:37
20:16
19:44
19:25
Voir plus d’actualités