Les marchés mondiaux de l’énergie ne retrouveront pas l’année prochaine la situation qui prévalait avant le déclenchement de la guerre en Iran, à la fin du mois de février, a averti lundi Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Il a appelé les gouvernements et les entreprises à faire de la sécurité énergétique leur priorité absolue.
Le conflit a perturbé les flux énergétiques mondiaux et alimenté la hausse des prix du pétrole et des produits raffinés, alors que le marché aurait dû enregistrer un excédent cette année. Les contrats à terme sur le Brent ont grimpé vendredi jusqu’à 117 dollars le baril, après de nouvelles attaques des rebelles yéménites houthis en Arabie saoudite. Lundi, le prix se maintenait à environ 59 % au-dessus de son niveau d’avant-guerre.
Birol a également attiré l’attention sur les pressions susceptibles d’apparaître pendant la saison froide, notamment sur la demande de diesel et les prix du gaz. La réduction des importations européennes de gaz russe, ainsi que la diminution des exportations du Qatar et des Émirats arabes unis, amplifient les risques pour le marché.
Dans le même temps, le directeur de l’AIE anticipe un fort regain de l’énergie nucléaire. À l’échelle mondiale, des centrales représentant une capacité totale de 90 gigawatts sont en construction, soit le niveau le plus élevé des quatre dernières décennies.
Sources
Dernières actualités
16:25
16:24
16:22
16:16
16:15
Voir plus d’actualités