Les procureurs de la DIICOT ont effectué jeudi 5 novembre 2026, 57 perquisitions en Roumanie, en Allemagne et en Autriche, dans une affaire de traite des êtres humains, de proxénétisme et de soutien à un groupe criminel. Selon les enquêteurs et les sources de Newsweek România, le réseau aurait été coordonné par des membres du clan Burtea de Bucarest et aurait exploité sexuellement environ 30 jeunes femmes.
Le groupe aurait été constitué à Bucarest en janvier 2020, autour d’un noyau composé de personnes apparentées. Les suspects auraient recruté les victimes selon la méthode du « lover boy », en simulant des relations amoureuses, avant de les contrôler par le chantage affectif et la violence. Les jeunes femmes étaient transportées en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche, où elles étaient hébergées, présentées sur des sites spécialisés et envoyées chez des clients.
Les enquêteurs affirment que le groupe, composé d’environ 30 personnes, aurait obtenu et fait circuler plus de 3 millions d’euros par l’intermédiaire de virements bancaires, de services de transfert rapide et du transport d’espèces. Dans certains cas, des membres du réseau se seraient rendus à l’étranger pour collecter l’argent et maintenir leur contrôle sur les victimes.
Deux policiers sont également visés dans cette affaire. Ils sont soupçonnés d’avoir divulgué des informations sur des plaintes et des enquêtes et d’avoir tenté de retarder les investigations. L’un des agents aurait accédé sans justification aux bases de données du ministère de l’Intérieur.
Les perquisitions ont eu lieu à Bucarest, dans les départements d’Ilfov et de Buzău, ainsi qu’à Nuremberg, Hambourg, Fribourg, Stuttgart et Vienne. L’opération est menée avec le soutien d’Europol et des autorités allemandes, sous la coordination d’une équipe commune d’enquête constituée par Eurojust. Les suspects sont entendus par la DIICOT.
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